Ebola (Bundibugyo) : Samuel Roger Kamba dresse le bilan de trois mois de riposte

■ Un état des lieux alarmant. Le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a présenté ce mardi le bilan de trois mois de lutte contre l’épidémie d’Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo. Selon lui, cinq provinces demeurent touchées : l’Ituri, la Tshopo, le Nord‑Kivu, le Sud‑Kivu et le Haut‑Uélé. L’Ituri reste l’épicentre de la maladie, suivie du Nord‑Kivu. Au total, 55 zones de santé sont impliquées dans la riposte. Les chiffres communiqués sont lourds : ■ Particularités du virus Bundibugyo. Le ministre a souligné que le virus Bundibugyo a généré davantage de cas que le virus Zaïre, mais que sa létalité reste inférieure à celle observée lors des flambées dues au virus Zaïre. Toutefois, environ 10 % des patients développent des manifestations hémorragiques, compliquant la prise en charge médicale. ■ Une communication gouvernementale renforcée. Ce briefing presse s’est tenu aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, et de la ministre de l’Éducation nationale, Éducation nationale RDC. Cette présence conjointe illustre la volonté du gouvernement de coordonner la riposte sanitaire, la sensibilisation médiatique et l’éducation citoyenne face à une épidémie qui continue de mettre à l’épreuve les capacités du pays. Jimmy MUKENDI T.
Réseaux sociaux : Les autorités annoncent une politique stricte contre les dérives

Kinshasa, 18 août 2026– Fini l’impunité sur Internet. Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a instruit lundi la police judiciaire de rechercher activement les auteurs d’insultes, de propos calomnieux ou haineux sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok. Objectif : les traduire en justice et les juger en procédure de flagrance. Cette mise en garde s’appuie sur plusieurs textes déjà en vigueur en RDC : Le Code pénal congolais – Livre II Le Code du numérique – Loi n° 22/065 du 26 décembre 2022C’est le principal texte utilisé aujourd’hui pour Internet.Les articles 47 à 52 punissent le cyberharcèlement, la diffusion de fausses informations et les contenus haineux commis via un « système d’information ».La loi autorise aussi la police judiciaire à faire des réquisitions auprès des plateformes comme TikTok, Facebook ou WhatsApp. La Loi sur la presse – Loi n° 96-002 du 22 juin 1996, modifiée par la Loi n° 23/017 du 15 mars 2023. Le Code de procédure pénaleLes articles 16 et suivants permettent le jugement en flagrance, une procédure accélérée quand l’infraction est publique et récente. Face à la multiplication des dérapages en ligne : lives injurieux, accusations sans preuve, discours de haine et désinformation, les autorités veulent responsabiliser les internautes. « Les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit », fait savoir une source judiciaire. Si cette mesure est saluée pour protéger la dignité des personnes et lutter contre la désinformation, des voix s’interrogent déjà sur les limites.Où tracer la ligne entre critique, humour et injure ? Comment éviter que la loi ne serve à museler le débat public ? Une chose est sûre : publier une insulte ou une calomnie en ligne peut désormais coûter cher. Samuel Dzama
CAN Féminine 2026 : Le Cameroun Sacré champion d’Afrique pour la première fois

Les Lionnes indomptables sont de retour à Yaoundé. Au lendemain de leur sacre historique face au Malawi, championnes d’Afrique pour la première fois, elles ont reçu un accueil triomphal. Une marée humaine les a accompagnées dans les rues de la capitale, portée par la fierté et l’émotion. L’équipe nationale féminine de football du Cameroun a remporté dimanche la Coupe d’Afrique des nations féminine en s’imposant 3-0 face au Malawi, qui participait pour la première fois à la compétition, et a été accueillie lundi après-midi par une foule de supporters à la sortie de l’aéroport international de Yaoundé. À l’aéroport, les fans étaient fous de joie. « Nous suivons les matchs depuis le tout premier. Nous les avons vues se transformer en papillons. Nous sommes vraiment très heureuses. Vive les Lionnes ! », s’est exclamée la supportrice Lyndsay Tango. L’équipe a défilé dans Yaoundé sous les acclamations des hommes, des femmes et des enfants massés le long des rues. Pour Arlette Missilisem, cette victoire allait bien au-delà du simple football. « Cela montre tout ce qu’une femme peut accomplir au-delà du simple fait de s’occuper des enfants et de rester à la maison. Elle peut aller bien au-delà. C’est donc une véritable source de joie pour moi, en tant que jeune Camerounaise », a-t-elle déclaré. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, qui fait l’objet de vives critiques, a assisté au match en compagnie du président de la CAF, Patrice Motsepe. Infantino a ensuite aidé Motsepe à remettre les médailles aux trois meilleures équipes. L’Algérie a battu le Maroc samedi lors du match pour la troisième place. Infantino a également posé aux côtés de Motsepe et de Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football, pour une photo avec l’attaquante camerounaise Monique Ngock après que celle-ci a reçu le trophée de la meilleure joueuse du tournoi. Samuel Dzama
Présidentielle en Zambie : Hakainde Hichilema en tête avec 60 % des suffrages (résultats provisoires)

Le président zambien Hakainde Hichilema a été réélu la semaine dernière avec environ 60 % des suffrages exprimés, a annoncé mardi la commission électorale, à l’issue d’un scrutin que les détracteurs ont qualifié de strictement contrôlé par son gouvernement. Ce résultat était largement attendu. Hichilema, au pouvoir depuis 2021, était confronté à un groupe de 13 adversaires, menés par Brian Mundubile, ancien ministre provincial de 55 ans, candidat pour la première fois à la présidence. Mundubile a recueilli près de 38 % des voix, a déclaré Mwangala Zaloumis, président de la Commission électorale de Zambie. Elle a précisé que cinq des 226 circonscriptions n’avaient pas encore été dépouillées. Toutefois, « les résultats manquants ne devraient pas avoir d’incidence significative sur le résultat global de cette élection », a-t-elle ajouté. Un scrutin sous tensionLes élections du 13 août dans ce pays d’Afrique australe riche en cuivre ont été éclipsées par les allégations de fraude formulées par l’opposition et par une suspension sans précédent du dépouillement des votes à l’échelle nationale, suite à des agressions contre le personnel électoral et au vol de bulletins de vote marqués. Avant le scrutin, les partis d’opposition et les organisations de la société civile ont mis en garde contre un rétrécissement de l’espace politique, invoquant les restrictions imposées à la campagne électorale. Les missions d’observation internationales et nationales ont déclaré ce week-end que ces conditions avaient contribué à créer des conditions inégales. Les tensions se sont intensifiées après le scrutin, lorsque les autorités ont arrêté près d’une douzaine de personnes, dont des personnalités de premier plan de l’opposition, lors d’une descente au cours de laquelle des coups de feu ont été échangés. Le gouvernement a déclaré que les personnes arrêtées étaient impliquées dans des activités de milices ou d’insurgés en marge des élections, des allégations que le parti NRPUP de Mundubile a démenties. Cette élection a été largement considérée comme un référendum sur le premier mandat de Hichilema, au cours duquel l’économie zambienne a renoué avec la croissance après des années de difficultés budgétaires. SamuelDzama
Félix Tshisekedi plaide pour la transformation locale des ressources africaines

■ Une vision économique tournée vers la valeur ajoutée. À l’issue de ses échanges avec la Présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, le Chef de l’État congolais, Félix‑Antoine Tshisekedi, s’est exprimé devant la presse et les délégations des deux pays. Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de transformer ses ressources naturelles sur le continent afin de créer de la valeur et des emplois. ■ Ressources minières et agricoles au cœur du projet. Pour Tshisekedi, la transformation locale des minerais et des produits agricoles constitue une voie incontournable pour générer davantage de richesse et réduire la dépendance vis‑à‑vis des économies extérieures. Il a plaidé pour l’émergence de chaînes de valeur africaines capables de créer des opportunités économiques, notamment pour les jeunes. ■ Défis d’infrastructures et d’énergie. Le Président congolais a reconnu les obstacles à surmonter : Il a appelé à multiplier les efforts pour construire des centrales électriques et photovoltaïques, afin de garantir l’accès à l’énergie et soutenir le développement industriel du continent. ■ Partenariats internationaux et vision africaine. Tshisekedi a souligné que les partenariats avec les États‑Unis, la Chine et l’Europe sont désormais plus sensibles à la volonté africaine de transformer ses ressources sur place. Ces alliances, selon lui, doivent contribuer à bâtir une économie continentale plus robuste et inclusive. ■ Solidarité RDC–Tanzanie. En clôturant son intervention, le Président congolais a adressé un message de soutien à son homologue tanzanienne et au peuple de Tanzanie, rappelant la solidarité de la RDC face aux défis de stabilité et de sécurité régionale. ■ Un partenariat stratégique en construction. Cette visite illustre la volonté de Kinshasa et Dodoma de consolider leur coopération bilatérale dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie, des finances, du commerce et de la sécurité. Les deux pays, liés par une longue frontière lacustre, sont membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la SADC, renforçant ainsi leur rôle dans l’intégration régionale. Jimmy MUKENDI T.
Patrick Muyaya célèbre la créativité congolaise à la 6ème édition de la DRC Fashion Week

■ La SAPE au cœur du rapprochement culturel. La Galerie La Fontaine de Kinshasa a vibré samedi au rythme de la 6ème édition de la DRC Fashion Week, placée sous le thème « La SAPE ». L’événement, qui a retenu comme dress code les couleurs des drapeaux congolais, a réuni un public nombreux, composé de Kinois et de Brazzavillois, dans une ambiance festive et créative. Les cofondatrices, Nathalie Eoma et Bénie Nyota, ont salué cette mobilisation et exprimé leur gratitude au ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, pour son soutien. ■ Mode et identité nationale. Prenant la parole, le ministre a félicité les organisatrices pour leur engagement en faveur de la promotion culturelle. « De plus en plus, la République démocratique du Congo montre que c’est un pays puissant, y compris culturellement », a‑t‑il déclaré, rappelant que cette dynamique s’exprime aussi bien à Kinshasa qu’au Lualaba. Il a souligné la portée symbolique du thème et du dress code : « C’est aussi une manière pour nous de célébrer les drapeaux parce que nous tous, nous sommes évidemment fiers d’être congolais », établissant un parallèle avec la fierté suscitée par les Léopards de la RDC. ■ Engagement des pouvoirs publics. Patrick Muyaya a réaffirmé l’attention des autorités envers le secteur culturel : « Le Président de la République lui‑même, il soutient la culture au premier niveau, la Première Ministre et tous les gouvernements », a‑t‑il insisté, assurant les acteurs de la mode et de la création de l’accompagnement des pouvoirs publics. ■ Une plateforme de rayonnement. Depuis sa création, la DRC Fashion Week s’est imposée comme une vitrine de la mode et des talents congolais, favorisant les passerelles entre Kinshasa et Brazzaville. Cette 6ème édition a confirmé cette vocation, en mettant en lumière des créateurs tels que : ■ La mode comme vecteur de dialogue. En réunissant stylistes, mannequins et passionnés, la DRC Fashion Week confirme son rôle de plateforme de valorisation et de rapprochement culturel entre les deux Congo. Plus qu’un défilé, l’événement s’est affirmé comme un vecteur de dialogue, de fierté et de rayonnement culturel, inscrivant la mode congolaise dans une dynamique de visibilité internationale. Jimmy MUKENDI T.
Pacification post‑Mobondo : Éliezer Ntambwe salue une évolution positive

■ Routes sécurisées, villages pacifiés. « Sans crainte, la RN1 et la RN17 sont désormais fréquentables », a affirmé le ministre délégué aux Anciens Combattants, Éliezer Ntambwe, lors d’un briefing presse tenu aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Selon lui, le conflit dit Mobondo relevait d’un litige foncier et non d’un affrontement communautaire. Le ministre a indiqué que 72 villages ont été pacifiés, marquant une étape décisive dans le retour à la stabilité. ■ Désarmement progressif et réinsertion. Éliezer Ntambwe a précisé avoir reçu pour mission de mobiliser les groupes armés résiduels afin qu’ils déposent les armes. Un premier lot de 146 armes a déjà été remis à la logistique par le Vice‑Premier Ministre, et d’autres suivront. Dans le même élan, 596 personnes ont été envoyées à Kanyama Kasese pour entamer un processus de réinsertion sociale, preuve que la dynamique de pacification est en marche. ■ Clarification identitaire et message d’apaisement. « Tout Yaka n’est pas Mobondo », a insisté Ntambwe, rejetant toute assimilation stigmatisante des communautés. Ce rappel vise à dissiper les amalgames et à renforcer la cohésion nationale. ■ Une communication institutionnelle concertée. Aux côtés de Patrick Muyaya, porte‑voix du gouvernement, le ministre délégué aux Anciens Combattants a voulu rassurer l’opinion publique : la pacification est réelle, les routes sont rouvertes, et le processus de désarmement se poursuit. Jimmy MUKENDI T.
Judith Suminwa Tuluka lance « Vunga », un mécanisme inédit pour propulser les PME congolaises

■ Une convention stratégique pour l’économie nationale. La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, Cheffe du Gouvernement, a présidé ce lundi la signature de la Convention unique consacrant le lancement de « Vunga », un dispositif novateur destiné à lever l’un des principaux obstacles à la croissance des entreprises congolaises : l’insuffisance de capacités financières pour honorer les marchés obtenus. Ce mécanisme prévoit des financements compris entre 10 000 et 1 million de dollars américains, couvrant jusqu’à 50 % de la valeur des marchés, afin de soutenir les PME et sous‑traitants dans l’exécution de leurs contrats. ■ Une synergie institutionnelle et bancaire. La mise en œuvre de Vunga repose sur une alliance stratégique entre : Cette synergie vise à accompagner les entreprises dans la réalisation de leurs marchés, à renforcer le contenu local et à stimuler la création d’emplois ainsi que l’insertion économique des jeunes. ■ Une vision portée par le Gouvernement. En cohérence avec la vision du Président Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, Vunga s’inscrit dans la dynamique de promotion de l’entrepreneuriat et du développement des PME.« Vunga ne doit pas devenir un simple produit financier. Il doit devenir un outil de transformation économique », a martelé la Première Ministre. Pour Justin Kalumba Mwana‑Ngongo, ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, ce mécanisme s’intègre dans la logique de souveraineté économique impulsée par le Chef de l’État, notamment à travers le programme présidentiel Debout Jeunes Congolais lancé le 30 juin dernier. ■ Un dispositif sélectif et durable. Contrairement à une garantie de prêt classique, Vunga repose sur une sélection rigoureuse des bénéficiaires et une évaluation stricte de leurs capacités de remboursement, afin d’assurer la pérennité du dispositif. À terme, il ambitionne de : ■ Vers une transformation économique. Avec Vunga, le Gouvernement congolais entend transformer l’accès au financement en véritable levier de croissance et d’inclusion économique. Ce mécanisme pourrait devenir une vitrine de la résilience et du dynamisme entrepreneurial congolais, en donnant aux PME les moyens de jouer pleinement leur rôle dans la construction d’une économie nationale souveraine et compétitive. Jimmy MUKENDI T.
Ituri : des familles commencent à regagner Bule après 8 mois de déplacement

Après près de 8 mois de déplacement, des familles regagnent peu à peu la localité de Bule, en Ituri. Un retour rendu possible grâce à l’amélioration progressive des conditions de sécurité dans la zone. La MONUSCO et les FARDC rassurentSelon des sources locales, les patrouilles et la présence visible de la MONUSCO, aux côtés des FARDC sur les principaux axes, contribuent à renforcer la sécurité. Cette présence aide aussi à restaurer la confiance nécessaire à ces retours volontaires. Pour beaucoup de déplacés, c’est le signal qu’ils attendaient pour rentrer chez eux et relancer leurs activités. Si le mouvement de retour a commencé, il reste toutefois progressif. Les autorités et les partenaires humanitaires insistent sur la nécessité de maintenir ce climat de sécurité pour permettre à davantage de familles de rentrer dignement. La situation à Bule est suivie de près, alors que l’Ituri reste l’une des provinces les plus touchées par les déplacements de population. Samuel Dzama
Olivier Kamitatu appelle à une mobilisation « pacifique et républicaine » le 15 Septembre

À l’approche du 15 septembre, l’opposant Olivier Kamitatu a lancé un message d’apaisement. Dans une déclaration, il a tenu à fixer le ton de la mobilisation annoncée. « Ni violence, ni chaos, ni vengeance »« Le 15 Septembre nous ne voulons ni violence, ni chaos, ni vengeance. Cette mobilisation sera pacifique, civique et républicaine », a déclaré Olivier Kamitatu. Il a également lancé un appel direct aux deux parties :« Nous appelons les manifestants comme les forces de l’ordre à bannir toute violence ». Pour l’ancien président de l’Assemblée Nationale, le combat doit se faire dans le cadre légal.« La Constitution se défend dans le respect de la Constitution », a-t-il martelé. Ce message intervient alors que plusieurs voix s’élèvent déjà pour appeler au calme et éviter tout débordement le jour de la mobilisation. Samuel Dzama