Kinshasa accueille le bureau-pays de l’AUDA‑NEPAD : un pont stratégique vers l’Agenda 2063

Une cérémonie solennelleCe jeudi 6 août 2026, le Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé la cérémonie officielle de signature de l’accord établissant à Kinshasa le bureau‑pays de l’Agence de développement de l’Union africaine – Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (AUDA‑NEPAD). L’acte a été paraphé par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, représentant le Gouvernement congolais, et par la Secrétaire exécutive de l’AUDA‑NEPAD, Dr Nardos Bekele‑Thomas, en présence de la Première ministre Judith Suminwa, de plusieurs membres du Gouvernement ainsi que de délégués d’institutions financières internationales. ■ Une interface pour les grands projets. Selon Julien Paluku, ce bureau constituera une interface technique entre la RDC et l’Union africaine, facilitant l’identification, l’intégration et le financement des projets nationaux en cohérence avec l’Agenda 2063. Il a cité notamment le projet Grand Inga et le Corridor de Lobito comme exemples de projets intégrateurs susceptibles de bénéficier de cette dynamique. ■ Un engagement continental. Pour sa part, Dr Nardos Bekele‑Thomas a souligné que l’ouverture de ce bureau‑pays « témoigne de l’engagement commun à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2063 ». L’AUDA‑NEPAD, agence technique de l’Union africaine, a pour mission de coordonner et mettre en œuvre les projets prioritaires de développement régional et continental, afin de promouvoir l’intégration et d’accélérer la transformation socio‑économique du continent. ■ Une étape stratégique pour la RDC. L’installation de ce bureau à Kinshasa marque une étape stratégique pour la RDC, qui se positionne comme acteur majeur dans la réalisation des ambitions panafricaines. Elle ouvre la voie à une coopération renforcée avec l’Union africaine et à une mobilisation accrue des partenaires financiers autour des projets structurants. Jimmy MUKENDI T.
Bénin : Patrice Talon élu président du Sénat

Une élection historiqueLe Sénat du Bénin, nouvelle institution issue de la réforme constitutionnelle instaurant un Parlement bicaméral, a officiellement pris ses fonctions ce jeudi 6 août 2026. À l’issue du vote, l’ancien chef de l’État Patrice Talon, 68 ans, a été élu président du Sénat. Cette élection marque son retour remarqué sur la scène politique, quelques mois seulement après la fin de son second mandat présidentiel. ■ Un bureau équilibré. Aux côtés de Patrice Talon, le bureau sénatorial se compose de figures politiques expérimentées : Le mandat de ce bureau est fixé à cinq ans, conformément aux dispositions de la réforme. ■ Une nouvelle étape institutionnelle. La création du Sénat traduit la volonté des autorités béninoises de renforcer la représentativité et l’équilibre institutionnel. Cette chambre haute, complémentaire à l’Assemblée nationale, devra jouer un rôle clé dans l’examen des lois, le contrôle de l’action gouvernementale et la consolidation de la démocratie parlementaire. Jimmy MUKENDI T.
Justice militaire : Rebo Tchulo face à 20 ans de prison et 250.000 USD de dommages

Une audience sous tensionLe procès de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo, prend une tournure décisive devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Jeudi, les avocats de la partie civile, représentant Kasaï Sadisa, ont réclamé une condamnation exemplaire : 20 ans de prison et le paiement de 250.000 USD de dommages et intérêts pour l’infraction d’incitation des militaires. ■ Les arguments de la partie civile. « M. le président, toutes les conditions étant réunies, nous demandons au tribunal de juger et de condamner la prévenue Rebo, à titre personnel, pour la faute commise en incitant les militaires, au paiement de 250.000 USD, en monnaie ayant cours légal », ont déclaré les avocats de la partie civile. Cette demande illustre la volonté de la partie civile de faire de ce procès un signal fort contre l’impunité. ■ Des militaires également poursuivis. Aux côtés de l’artiste, treize militaires – dont quatre en fuite – comparaissent pour des faits présumés de torture, extorsion, concussion et violation des consignes militaires. Tous sont accusés d’avoir agi à l’encontre de Kasaï Sadisa, victime au cœur de ce dossier. ■ Un procès à forte portée symbolique. Au‑delà du cas individuel de Rebo, ce procès interroge la discipline des Forces armées de la RDC (FARDC) et la capacité de la justice militaire à sanctionner les dérives. L’opinion publique, nationale comme internationale, observe attentivement l’issue de cette affaire, qui pourrait devenir un test de crédibilité institutionnelle. Jimmy MUKENDI T.
Procès Beni Mimukena et Rebo Tchulo : l’épreuve de vérité pour la justice congolaise

Deux affaires, une même interrogationLa justice militaire congolaise se retrouve sous les projecteurs internationaux avec deux dossiers brûlants : l’assassinat du général Vali Amisi, qui doit déboucher sur le procès de Beni Mimukena, et le procès très médiatisé de la chanteuse Deborah Tshimpaka alias Rebo Tchulo. Ces deux affaires, bien que distinctes, posent une question centrale : la crédibilité de l’appareil judiciaire face à l’opinion nationale et internationale. ■ Le procès Beni Mimukena : un test institutionnel. L’assassinat du général Vali Amisi, figure emblématique des FARDC, a provoqué une onde de choc au sein des institutions sécuritaires. Le procès attendu de Beni Mimukena est perçu comme un moment de vérité : il doit démontrer la capacité de la justice militaire à sanctionner les dérives internes et à restaurer la confiance dans la chaîne de commandement. ■ Le procès Rebo Tchulo : entre discipline militaire et liberté d’expression. Parallèlement, au tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, tout est prêt pour le début des plaidoiries dans le procès de Rebo Tchulo, fixé au 6 août. L’artiste est poursuivie pour incitation présumée des militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline. Treize militaires, dont quatre en fuite, comparaissent également pour des faits graves : torture, extorsion, concussion et violation des consignes militaires à l’encontre du nommé Kasaï Sadisa. ■ Une justice sous surveillance internationale. Ces deux procès, l’un lié à un crime d’État et l’autre à une affaire politico‑médiatique, exposent la justice congolaise à un double regard : celui des citoyens congolais en quête de transparence et celui de la communauté internationale, soucieuse de voir la RDC respecter les standards judiciaires. La manière dont ces dossiers seront instruits et jugés constituera un indicateur fort de la volonté politique de renforcer l’État de droit. Jimmy MUKENDI T.
Washington renforce son appui à la RDC dans la lutte contre Ebola

Une annonce majeureLes États‑Unis ont annoncé ce mercredi une nouvelle enveloppe de 242 millions USD destinée à soutenir la République démocratique du Congo (RDC) dans sa lutte contre l’épidémie d’Ebola, souche Bundibugyo. Avec ce financement supplémentaire, l’aide américaine atteint désormais plus de 512 millions USD, consacrés au renforcement de la surveillance épidémiologique, à l’amélioration des soins, au dépistage et à la sensibilisation communautaire. Selon les autorités américaines, cette contribution vise à consolider les efforts déjà engagés par le Gouvernement congolais et ses partenaires internationaux. Les fonds permettront notamment : Washington a également salué les mesures de surveillance prises par l’Ouganda, pays voisin, pour contenir la propagation transfrontalière du virus. Cette reconnaissance traduit l’importance d’une coordination régionale dans la gestion des crises sanitaires, où chaque pays joue un rôle stratégique pour éviter une extension de l’épidémie. Au‑delà du soutien financier, cette annonce illustre la volonté des États‑Unis de s’inscrire dans une coopération sanitaire durable avec la RDC et l’Afrique centrale. La lutte contre Ebola, qui reste une menace récurrente, exige une mobilisation internationale continue, combinant expertise technique, financement et engagement communautaire. Jimmy MUKENDI T.
La prise en charge des frais funéraires des agents de l’État entre en vigueur

Une nouvelle mesure sociale est désormais active en République Démocratique du Congo. Depuis le 1ᵉʳ août 2026, la prise en charge des frais funéraires des Agents de Carrière des Services Publics de l’État est officiellement entrée en vigueur sur l’ensemble du territoire national. Cette nouvelle prestation sociale du gouvernement prévoit clairement les conditions d’accès, la procédure de demande ainsi que les délais de paiement pour les familles des agents concernés. En plus de cette annonce, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a fait le point sur d’autres dossiers. Il a annoncé des avancées concernant la mécanisation des agents non payés (N.P.) et la régularisation des Nouvelles Unités d’avant 2022 dûment certifiées. Cette mesure vise à apporter un soutien aux familles des fonctionnaires et à améliorer les conditions sociales des agents de l’État. Entrée en vigueur : 1er août 2026 sur toute la RDCBénéficiaires : Agents de Carrière des Services Publics de l’ÉtatAutres annonces : Mécanisation des N.P et régularisation des NU avant 2022 Samuel Dzama
IGF : vers un contrôle digital et permanent des finances publiques

L’Inspection générale des finances (IGF) a annoncé une transformation profonde de ses méthodes de contrôle, fondée sur la digitalisation, l’analyse des données et l’intelligence artificielle. Cette réforme s’inscrit dans le plan stratégique triennal 2026‑2028, présenté par l’Inspecteur général des finances‑chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, lors d’un briefing co‑animé avec le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Objectif affiché : passer du contrôle ponctuel au contrôle permanent des finances publiques. ■ Un diagnostic pour moderniser les pratiques. Dès son entrée en fonction, la nouvelle équipe dirigeante de l’IGF a mené un diagnostic interne afin d’identifier les forces et faiblesses de l’institution. Le constat est clair : les contrôles manuels ne couvrent pas l’ensemble des opérations financières de l’État. La digitalisation doit permettre aux inspecteurs d’accéder directement aux données financières, d’analyser les flux à distance et de cibler les opérations à risque avant les missions sur le terrain. « Nous voulons passer du contrôle ponctuel au contrôle permanent », a déclaré Christophe Bitasimwa Bahii. ■ Contrôler les flux financiers en temps réel. La réforme prévoit l’interconnexion de l’IGF avec les systèmes numériques des administrations, régies financières et entreprises publiques. L’ambition est de suivre les flux financiers en temps réel dans des secteurs clés tels que l’économie, les finances, l’agriculture, la défense, le social et l’environnement. Grâce à l’intelligence artificielle, l’IGF entend développer une capacité de détection précoce des irrégularités, repérer les opérations inhabituelles et orienter ses inspecteurs vers les dossiers sensibles. ■ Une stratégie triennale jusqu’en 2028. Le plan 2026‑2028 prévoit : Créée en 1968 et rattachée aujourd’hui à la Présidence de la République, l’IGF cherche ainsi à compléter ses contrôles a posteriori par un dispositif capable d’anticiper les risques et de sécuriser les finances publiques avant qu’elles ne soient détournées ou mal utilisées. Jimmy MUKENDI T.
Chancel Mbemba rejoint Diriyah Fc en Arabie Saoudite

Coup de tonnerre pour les Léopards ! Le capitaine de la RDC , Chancel Mbemba, s’est officiellement engagé avec le club saoudien de Diriyah FC. Après plusieurs saisons passées sur les pelouses européennes, le défenseur congolais de 32 ans ouvre un nouveau chapitre de sa carrière dans le championnat saoudien. Fort de son expérience au plus haut niveau et de son statut de leader de la sélection nationale, Mbemba aura pour mission d’apporter son expérience et son leadership à sa nouvelle équipe. Ce transfert marque une nouvelle étape dans le parcours du patron de la défense congolaise, qui tentera désormais de relever un nouveau défi au Moyen-Orient. Les supporters des Léopards suivront de près les débuts de leur capitaine sous ses nouvelles couleurs. La rédaction de KNB NEWS lui souhaite bonne chance pour cette nouvelle page. Samuel Dzama
Affaire Vally Amisi : Didier Budimbu rejette toute implication

Invité à un panel du réseau social X, le ministre Didier Budimbu est revenu sur les rumeurs entourant l’affaire Vally Amisi. Il a tenu à clarifier sa relation professionnelle avec le défunt entrepreneur, rappelant que leur collaboration avait débuté par un marché de réhabilitation de son bureau ainsi que de la loge présidentielle du stade des Martyrs, avant que Vally Amisi ne rejoigne son parti politique. Concernant le contrat relatif à la pelouse du stade des Martyrs, Didier Budimbu a précisé que celui‑ci avait été géré directement avec l’entreprise sud‑africaine chargée des travaux. Selon lui, le contrat évoqué en lien avec Vally Amisi n’a été approuvé qu’après le décès de ce dernier, écartant ainsi toute implication personnelle. Réagissant aux spéculations relayées sur les réseaux sociaux, le ministre a nié toute implication dans cette affaire. Il affirme ne pas connaître le principal suspect arrêté à Brazzaville et appelle à la retenue : Cette sortie publique vise à apaiser les interrogations et à rétablir la vérité face aux informations contradictoires circulant en ligne. Didier Budimbu insiste sur la transparence et sur la nécessité de laisser la justice suivre son cours, sans instrumentalisation politique ni médiatique. Jimmy MUKENDI T.
Tshisekedi renforce la riposte contre l’épidémie d’Ebola

Une réunion de haut niveauCe mercredi 5 août, le Chef de l’État, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé une réunion stratégique consacrée au renforcement de la riposte contre l’épidémie d’Ebola issue de la souche Bundibugyo. Autour de lui, la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs membres du Gouvernement, ainsi que deux figures majeures de la santé mondiale : le Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le Directeur général d’Africa CDC, Dr Jean Kaseya. Les échanges ont mis en lumière l’importance d’une mobilisation inclusive impliquant les leaders religieux, les chefs traditionnels et les groupes de jeunes. L’OMS a insisté sur la nécessité de : À l’issue de cette séance, l’OMS et Africa CDC ont salué les efforts déjà déployés par le Gouvernement congolais. Les deux institutions ont réaffirmé leur soutien technique et opérationnel, soulignant que la RDC reste un acteur central dans la lutte contre les épidémies en Afrique. Cette réunion illustre la volonté du Président Tshisekedi de placer la santé publique au cœur des priorités nationales, en mobilisant partenaires internationaux et acteurs locaux pour une riposte coordonnée et durable. Jimmy MUKENDI T.