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PDL‑145 Territoires : évaluation de la première phase et plan de relance

Une réunion stratégiqueLe Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li‑Botayi, a présidé ce mardi une importante séance technique consacrée au Programme de développement local des 145 territoires (PDL‑145T), l’un des projets phares du Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo. Objectif : dresser le bilan de la première phase et définir un plan de relance pour accélérer la mise en œuvre de ce vaste chantier de réduction des inégalités territoriales. ■ État des lieux des réalisations. Autour de la table, les agences d’exécution – BCECO, CFEF et PNUD – ont présenté leurs bilans respectifs. ■ Vers un plan de relance coordonné Les discussions ont porté sur : Le Ministre des Finances a insisté sur la rigueur et la transparence, rappelant que le PDL‑145T est un instrument essentiel de développement rural et de réduction des inégalités territoriales. ■ Routes agricoles et économies locales. La Loi de finances 2026 prévoit la poursuite des allocations budgétaires pour : Un délai de quinze jours a été accordé aux partenaires institutionnels pour revérifier la cartographie des ouvrages, consolider les données et présenter un plan opérationnel de relance. Le PDL‑145T, conçu comme un levier de transformation territoriale, reste au cœur de la stratégie gouvernementale pour rapprocher les services sociaux de base des populations et bâtir une République démocratique du Congo plus équilibrée et inclusive. Jimmy MUKENDI T.

Marc Ekila propose un Réseau des Promoteurs privés pour assainir la Formation Professionnelle

Une initiative structuranteCe mercredi, le Ministre d’État, Ministre de la Formation Professionnelle, Maître Marc EKILA LIKOMBO, a réuni les promoteurs des Centres de Formation Professionnelle privés au Salon bleu de l’Hôtel du Gouvernement. Objectif : leur soumettre la proposition de création d’un Réseau des Promoteurs privés, destiné à assainir et crédibiliser le secteur. Selon le Ministre, ce réseau devra jouer un rôle d’interface entre l’État et les centres privés, renforcer les capacités, favoriser l’employabilité des jeunes et porter le plaidoyer pour le développement du secteur. ■ La vision présidentielle au cœur des échanges. Marc Ekila a rappelé la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui veut une formation professionnelle assainie et intégrée dans les grands projets structurants du pays.« L’État est conscient du rôle que le secteur privé a à jouer. Autant que l’État, il a une responsabilité. Il faut commencer quelque part », a-t-il déclaré. ■ Les missions du futur réseau. Le projet de réseau s’articule autour de plusieurs missions concrètes : ■ Un réseau pour la crédibilité et les partenariats. En se structurant, les promoteurs privés gagneront en crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers. Le réseau facilitera l’accès aux projets, aux équipements, aux conventions de stage et aux partenariats stratégiques. Il constituera aussi un rempart contre les fermetures massives prévues par l’Arrêté n°068 du Ministère. ■ La Formation Professionnelle dans les grands projets. Le Ministre a rappelé l’instruction présidentielle d’intégrer la formation professionnelle dans les projets structurants tels que : Ces chantiers nécessitent une main-d’œuvre locale qualifiée, ce qui implique une collaboration étroite entre l’État et les promoteurs privés. ■ Les promoteurs adhèrent à l’initiative. Les promoteurs présents ont salué la démarche et exprimé leur volonté d’accompagner le Ministère. Une séance de questions-réponses a permis de soulever des préoccupations et de formuler des propositions pour améliorer la collaboration. ■ Une démarche inclusive pour l’avenir. Dans les prochains jours, une rencontre similaire est prévue avec les promoteurs du secteur public. Cette approche inclusive traduit la volonté du Ministère de bâtir un secteur organisé, crédible et orienté vers l’employabilité des jeunes en République Démocratique du Congo. Jimmy MUKENDI T.

Kabarebe : « Kagame a soutenu Tshisekedi, mais le Rwanda n’a pas déclenché le conflit »

Un témoignage qui interpelleDans une déclaration récente, James Kabarebe, ancien ministre rwandais de la Défense et proche du président Paul Kagame, est revenu sur les débuts du mandat du président congolais Félix Tshisekedi en 2018. Selon lui, le Rwanda aurait joué un rôle de soutien diplomatique et politique à l’arrivée du nouveau chef de l’État congolais. Kabarebe rappelle que Kagame, alors président de l’Union africaine, avait accompagné Tshisekedi sur la scène internationale, allant jusqu’à assister aux funérailles d’Étienne Tshisekedi à Kinshasa — un geste symbolique fort. Kabarebe insiste : « Le président Kagame a donné de bonnes recommandations partout, il l’a présenté et introduit. Les choses fonctionnaient donc très bien. »Il évoque également une coopération bilatérale intense : visites de haut niveau dans les domaines de la défense et de la sécurité, ouverture de la ligne RwandAir à Kinshasa, et échanges réguliers entre les deux capitales. Cependant, Kabarebe affirme ne pas comprendre l’origine des tensions actuelles : « Nous ne savons pas d’où sont venus certains courants contraires qui ont tiré le tapis et tout renversé. Le Rwanda n’a joué aucun rôle dans le déclenchement de ce conflit avec la RDC. » Cette déclaration intervient dans un contexte où les relations entre Kinshasa et Kigali sont marquées par une méfiance croissante, notamment autour des accusations de soutien du Rwanda au M23 dans l’Est de la RDC. Les propos de Kabarebe relancent le débat sur la responsabilité régionale dans la crise sécuritaire congolaise. S’agit-il d’une tentative de réhabilitation de l’image du Rwanda, ou d’un rappel des liens historiques entre les deux présidents ? Jimmy MUKENDI T.

Un vélo pour la paix en Afrique : Miguel Masaisai, de Goma à Kinshasa

Après plusieurs milliers de kilomètres parcourus à travers la République démocratique du Congo, Miguel Masaisai est arrivé ce mercredi à Kinshasa. Parti de Goma, son périple à vélo portait un message clair : la paix et l’unité nationale. Tout au long de son trajet, Masaisai a traversé villes et villages, suscitant curiosité et admiration. Son initiative, baptisée « Un vélo pour la paix en Afrique », se veut un appel à la réconciliation et à la solidarité dans un pays marqué par des décennies de conflits. À son arrivée dans la capitale, il a été accueilli par des dizaines de cyclistes et sympathisants dans une ambiance festive. Les applaudissements, les chants et les banderoles ont transformé ce moment en une véritable célébration citoyenne. Par ce geste, Miguel Masaisai rappelle que la paix n’est pas seulement une affaire de diplomates ou de politiques, mais aussi un engagement citoyen. Son vélo devient un symbole de persévérance et de dialogue, une invitation à bâtir une Afrique où les peuples circulent librement, sans peur ni divisions. Jimmy MUKENDI T.

Désinformation médiatique : France 24 et TV5 Monde pris en flagrant délit

Contrairement aux fausses informations relayées par certains médias internationaux et locaux, notamment France 24 et TV5 Monde, le Département d’État américain confirme que la République démocratique du Congo (RDC) ne figure pas parmi les pays soumis à l’exigence de caution de visa pour les États-Unis. France 24 a effacé l’article 24 heures après sa publication. La Radio France Internationale (RFI) a rectifié l’information sur son site officiel, mais pas sur son compte Instagram. En revanche, TV5 Monde, média de l’OIF actuellement dirigé par une Rwandaise, n’a toujours pas corrigé cette erreur. ■ Clarification officielle. Selon la dernière mise à jour du Département d’État datée du 13 mai 2026, seuls 50 pays sont concernés par ce dispositif. La RDC n’apparaît pas dans cette liste. ■ Les pays soumis à cette mesure : 1) Algérie2) Angola3)Antigua-et-Barbuda4) Bangladesh5) Bénin6) Bhoutan7) Botswana8) Burundi9) Cap-Vert10) Cambodge11) République Centre Africaine12) Côte d’Ivoire13) Cuba14) Djibouti15) Dominique16) Éthiopie17) Fidji18) Gabon19) La Gambie20) Géorgie21) Grenade22) Guinée23) Guinée-Bissau24) République kirghize25) Lesotho26) Malawi27) Mauritanie28) Maurice29) Mongolie30) Mozambique31) Namibie32) Népal33) Nicaragua34) Nigéria35) Papouasie-Nouvelle-Guinée36) Sao Tomé-et-Principe37) Sénégal38) Seychelles39) Tadjikistan40) Tanzanie41) Togo42) Tonga43) Tunisie44) Turkménistan45) Tuvalu46) Ouganda47) Vanuatu48) Venezuela49) Zambie50) Zimbabwe Capture d’écran : Article diffusé à la page Instagram RFI ■ Le mécanisme de la caution. Pour les ressortissants des pays concernés, l’obtention d’un visa B1/B2 peut nécessiter le dépôt d’une caution de 5 000 $, 10 000 $ ou 15 000 $, déterminée lors de l’entretien consulaire. Cette somme doit être versée via la plateforme officielle Pay.gov du Département du Trésor, après invitation formelle d’un agent consulaire. Le formulaire I-352 du Département de la Sécurité intérieure est obligatoire. Le gouvernement américain insiste : ■ Une mise au point nécessaire. Cette clarification du Département d’État met fin à une désinformation qui a circulé dans plusieurs médias, laissant croire que la RDC était concernée par cette mesure. En réalité, les Congolais continuent de solliciter leurs visas américains selon les procédures habituelles, sans obligation de caution. Jimmy MUKENDI T.

Taxes du numérique : l’innovation devient punissable en RDC

Il fallait oser. Le ministère du Développement du Numérique vient d’imposer des taxes numériques qui s’apparentent à une véritable gifle infligée à la jeunesse congolaise. Un arrêté mal conçu, juridiquement fragile, politiquement incohérent et économiquement suicidaire. Retiré dans la précipitation, il n’a pas effacé l’ignominie, il l’a simplement exposée au grand jour. Comment peut-on, d’un côté, promettre incubateurs, financements et accompagnement à travers des programmes tels que Transforme, CONAPAS – Debout Jeunes Congolais, et de l’autre, imposer des redevances exorbitantes aux startups, développeurs et plateformes ? C’est une contradiction qui tue l’œuf avant même qu’il n’éclose. Cette crise révèle un gouvernement incapable d’aligner ses politiques. Tandis que la ministre de la Jeunesse parle d’avenir et d’innovation, le ministre de l’économie du numérique, reproduit les mêmes erreurs que lors du scandale du RAM en 2020. Deux discours qui s’annulent, deux visions qui s’opposent, et une jeunesse qui ne sait plus si l’innovation est encouragée ou punie. Au-delà du politique, c’est le juridique qui s’effondre. L’arrêté viole l’Ordonnance-loi 22/030 sur les startups, qui garantit exonérations et régime fiscal incitatif. Exiger des montants fixes allant de 100 USD à 100 000 USD, sans proportionnalité ni service identifiable, c’est instaurer une taxe illégale. C’est une insécurité juridique classique, aggravée par une incompétence matérielle : le ministère de l’économie du numérique n’a aucune base légale pour taxer des plateformes étrangères. La suspension précipitée de l’arrêté n’a pas réparé la faute, elle l’a confirmée. Aux yeux des bailleurs, investisseurs et institutions multilatérales, la RDC apparaît comme un pays incapable de piloter ses propres politiques numériques. Pour une nation qui prétend incarner l’innovation francophone, c’est un camouflet diplomatique. Le véritable enjeu est simple : choisir une ligne et s’y tenir. Tant que le gouvernement oscillera entre une logique fiscale punitive et une logique de développement incitatif, la RDC restera prisonnière d’un paradoxe : vouloir promouvoir l’innovation tout en la pénalisant. Dans un monde où le numérique avance vite, l’incohérence n’est pas un retard, c’est une régression. La RDC doit restaurer la cohérence, clarifier ses politiques et prouver qu’elle peut piloter le numérique avec vision, stabilité et responsabilité. L’innovation n’attend pas. La jeunesse non plus. Jimmy MUKENDI T.

L’Union européenne et le Rwanda scellent un partenariat agricole de 40 millions d’euros

Dans une démarche stratégique visant à renforcer la résilience climatique et la modernisation du secteur agricole, l’Union européenne (UE) et le Rwanda ont signé un accord de financement de 40 millions d’euros. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du programme « HANGARIBIHE », conçu pour transformer l’agriculture rwandaise en un secteur moderne, inclusif et durable. L’accord met l’accent sur le développement de l’agriculture climato-intelligente, la gestion durable des terres, l’irrigation et la résilience face au changement climatique. Autant de leviers qui permettront au Rwanda de consolider sa sécurité alimentaire tout en réduisant sa vulnérabilité aux aléas climatiques. Selon le gouvernement rwandais, cette initiative illustre les efforts constants du pays pour promouvoir le développement durable, renforcer sa résilience climatique et favoriser une croissance inclusive. L’UE, de son côté, confirme sa volonté d’accompagner les États africains dans la transition vers des modèles agricoles plus respectueux de l’environnement et porteurs de prospérité. Au-delà du Rwanda, ce partenariat pourrait servir de modèle régional, inspirant d’autres nations africaines à investir dans des pratiques agricoles innovantes et durables. L’agriculture, pilier économique et social du continent, se trouve ainsi au cœur des stratégies de coopération internationale. Safi MUDEKEREZA

Collision des egos : Fally et Héritier, duo explosif pour effacer complètement Quartier Latin et Wenge sur le terrain

La capitale française devient le théâtre d’une rencontre musicale qui fait déjà trembler les piliers historiques de la rumba congolaise. Fally Ipupa et Héritier Wata, deux héritiers de la grande école de Quartier Latin et de Wenge Musica, ont été aperçus en studio, laissant présager une collaboration qui pourrait redessiner la carte du pouvoir musical congolais. Longtemps perçus comme des rivaux, Fally et Héritier semblent désormais prêts à unir leurs forces. Mais derrière cette union se cache une ambition claire : s’imposer comme les nouveaux maîtres incontestés de la scène, reléguant leurs anciennes maisons musicales au rang de souvenirs glorieux. Fally, ancien protégé de Koffi Olomidé, et Héritier, enfant de Wenge Musica Maison Mère, portent chacun l’héritage de deux écoles mythiques. Leur rapprochement en studio est interprété par certains comme une volonté d’effacer l’ombre des “patrons” historiques, pour imposer une nouvelle génération qui n’a plus besoin de tutelle. En choisissant Paris comme cadre de cette rencontre, les deux artistes affichent une ambition internationale. Loin des querelles locales, ils visent un public global, prêts à transformer la rumba et le ndombolo en produits exportables, capables de rivaliser avec les grandes industries musicales mondiales. Si l’alchimie fonctionne, ce duo pourrait signer un classique intemporel. Mais les observateurs avertissent : la collision de deux egos aussi puissants peut aussi déboucher sur un clash retentissant. Dans tous les cas, la musique congolaise sortira transformée de cette expérience. Jimmy MUKENDI T.

Bolodjwa refuse une opposition tournée vers les postes de pouvoir et dénonce la dérive autoritaire de Sesanga et Kabund

Nouveau rebondissement au sein de la plateforme d’opposition C64. Son membre influent, Alain Bolodjwa, a annoncé son départ, dénonçant un glissement de la coalition vers un combat pour le dialogue qu’il juge contraire à l’esprit fondateur de cette structure. Selon lui, la marche prévue les 8 et 22 août, initialement destinée à défendre la Constitution actuelle, a perdu de son sens face à l’ultimatum du 15 août, désormais centré sur un appel au dialogue inclusif. Bolodjwa critique ouvertement le comportement de certains leaders de la coalition, notamment Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, qu’il accuse de se comporter en “dictateurs” au sein de C64. À l’inverse, il estime que Fayulu, Matata et Katumbi adoptent une posture plus modérée. « Nous n’allons pas faire l’opposition contre l’opposition », a martelé Bolodjwa, affirmant vouloir mobiliser la population autour des “vrais intérêts” du pays, et non autour d’un dialogue perçu comme une manœuvre pour accéder aux postes de responsabilité. Ce départ illustre les tensions croissantes au sein de l’opposition congolaise, partagée entre ceux qui privilégient la confrontation institutionnelle et ceux qui misent sur un dialogue inclusif. La position de Bolodjwa ouvre un nouveau front dans le débat sur la stratégie de l’opposition face au pouvoir. Jimmy MUKENDI T.

L’avenir de la presse en ligne face au journal papier

La presse traverse une mutation profonde. Entre le journal papier et les médias en ligne, le rapport des lecteurs à l’information a changé. Aujourd’hui, des plateformes comme KNB News, Euronews et Africa News illustrent cette transition vers le numérique. Contrairement au journal papier, la presse en ligne offre une immédiateté que le papier ne peut pas égaler. Une information peut être publiée, mise à jour et partagée en quelques minutes. En cas d’événement urgent, le lecteur n’attend plus le lendemain matin. Autre atout majeur : l’accessibilité. Avec un téléphone et une connexion, on accède à KNB NEWS ou Euronews depuis Kinshasa, Dakar ou Abidjan, sans dépendre de la distribution physique ou des kiosques. Le coût est aussi réduit : pas d’impression, pas de papier, pas de transport. La presse en ligne permet aussi l’interactivité. Le lecteur peut commenter, partager, regarder des vidéos, écouter des podcasts et vérifier les sources en un clic. Le format multimédia rend l’info plus vivante que les seules colonnes d’un journal. Enfin, la presse numérique touche une audience plus jeune et plus large. Les médias comme KNB News, Euronews etvAfrica News ciblent directement la diaspora et les Africains connectés, avec des contenus adaptés au mobile et aux réseaux sociaux. Le papier garde des avantages : crédibilité perçue, confort de lecture, et il reste essentiel dans les zones à faible connexion. Mais il est plus lent, plus coûteux à produire et moins flexible. L’avenir semble pencher vers le numérique. La presse en ligne ne remplace pas totalement le papier, mais elle devient le canal principal d’information. Avec des acteurs comme KNB News, Euronews et Africa News, l’Afrique s’impose aussi dans ce nouveau paysage médiatique, plus rapide, plus accessible et plus interactif. Samuel Dzama