Air France annule son vol Brazzaville‑Kinshasa du 25 juin : passagers bloqués et inquiétude croissante

La compagnie aérienne Air France a annoncé l’annulation du vol prévu entre Brazzaville et Kinshasa ce jeudi, provoquant la frustration de nombreux voyageurs et soulevant des interrogations sur la régularité des liaisons aériennes dans la sous‑région. Prévu pour relier les deux capitales voisines en fin de matinée, le vol a été annulé sans préavis suffisant, laissant des dizaines de passagers en attente dans les halls de l’aéroport de Maya‑Maya à Brazzaville et de N’djili à Kinshasa. Certains passagers, parmi lesquels des hommes d’affaires, des diplomates et des familles en transit, dénoncent une désorganisation et réclament des explications claires sur les raisons de cette suspension. Les autorités aéroportuaires évoquent des contraintes techniques et opérationnelles, sans plus de détails. Cette annulation survient dans un contexte où les liaisons aériennes entre les deux rives du fleuve Congo sont essentielles pour la coopération économique et diplomatique. Elle relance le débat sur la fiabilité du transport aérien en Afrique centrale et sur la nécessité d’une meilleure coordination entre compagnies et autorités locales. Jimmy MUKENDI T.
ALERTE – Venezuela secoué par un double séisme dévastateur : Caracas plongée dans le chaos

Le Venezuela a été frappé par deux puissants séismes successifs, plongeant la capitale dans une nuit de panique et de désolation. Les secousses, de magnitude 7,2 puis 7,5, ont provoqué l’effondrement d’immeubles, la fermeture de l’aéroport international et un bilan provisoire de 32 morts et plus de 700 blessés. Dans les quartiers d’Altamira et de Chacao, des immeubles se sont effondrés, piégeant des dizaines de personnes sous les décombres. Les habitants, paniqués, ont fui dans les rues, certains criant les noms de proches disparus. Les secouristes, épaulés par des bénévoles, ont travaillé toute la nuit à la lumière des lampes torches pour extraire les survivants. La présidente par intérim Delcy Rodriguez a annoncé l’état d’urgence national, mobilisant l’armée et les services de secours. Le gaz a été coupé dans plusieurs zones pour éviter les explosions, tandis que l’aéroport international Simón Bolívar est resté fermé en raison de graves dommages structurels. Les secousses ont été ressenties jusqu’en Bogotá, Colombie, à près de 1 000 km. Les États‑Unis et plusieurs pays voisins ont proposé une aide humanitaire immédiate. L’USGS parle d’un « double événement sismique » rare et dangereux, et les autorités redoutent que le bilan humain et matériel s’alourdisse dans les prochaines heures. Jimmy MUKENDI T.
Londres accueille le sixième Comité conjoint de surveillance RDC–Rwanda : un appel urgent à rendre le cessez‑le‑feu effectif

Les représentants de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République du Rwanda, aux côtés des États‑Unis, de l’État du Qatar, du Togo (médiateur mandaté par l’Union africaine) et de la Commission de l’Union africaine, se sont réunis dans la capitale britannique pour la sixième session du Comité mixte de surveillance (JOC). Le JOC a exprimé de sérieuses inquiétudes face à l’escalade des combats, aux frappes de drones qui affectent les civils et fragilisent le processus de paix, ainsi qu’à l’aggravation de la crise humanitaire dans l’est de la RDC, où sévit encore l’épidémie d’Ebola. Les participants ont insisté sur la nécessité d’actions urgentes pour rendre le cessez‑le‑feu pleinement effectif. Engagements de la RDC et du RwandaLes deux pays se sont engagés à : La RDC et le Rwanda ont exprimé leur gratitude aux États‑Unis, au Qatar, au Togo et à la Commission de l’Union africaine pour leur rôle dans le processus de paix, et ont salué l’accueil du Royaume‑Uni. La prochaine réunion du JSCM est prévue dans les 15 jours. Jimmy MUKENDI T.
Ebola : la RDC instaure une quarantaine de 21 jours pour les zones à risque

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a réagi à l’annonce des autorités sanitaires françaises concernant la détection d’un cas de maladie à virus Ebola chez un professionnel de santé de retour de la RDC. Selon le communiqué officiel du Ministère de la Communication et Médias, il s’agit d’un médecin membre du personnel médical de l’organisation humanitaire ALIMA, déployé dans le cadre de la riposte contre Ebola au Centre Médical Évangélique de Rwampara, en Ituri. Le médecin, spécialiste en réanimation, a exercé du 22 mai au 19 juin 2026 avant de quitter Ituri pour Kinshasa, où il a séjourné jusqu’au 22 juin, puis regagné la France le 23 juin. Aucun signe clinique évocateur de la maladie n’avait été observé durant son séjour en RDC. Toutefois, en raison de ses fonctions au sein du dispositif de prise en charge, il était considéré comme exposé à un risque potentiel d’infection. Arrivé en France, un test en laboratoire a confirmé une infection au virus Ebola de type Bundibugyo. Le Gouvernement congolais a immédiatement saisi son homologue français pour un partage de données et un suivi rigoureux des contacts potentiellement exposés, conformément au Règlement Sanitaire International. Kinshasa assure que la gestion de cet événement se fera de manière cohérente et transparente dans les deux pays. Le communiqué précise que toute alerte liée à Ebola fait l’objet d’une investigation épidémiologique approfondie, incluant l’identification et le suivi des contacts pendant 21 jours. Des mécanismes de surveillance ont été renforcés dans les aéroports de Bunia et de Kinshasa, ainsi qu’aux principaux points d’entrée et de sortie du territoire. Ces dispositifs couvrent la détection, l’évaluation des cas suspects, l’isolement sécurisé et la notification rapide aux autorités compétentes. Désormais, toute personne en provenance des zones affectées par Ebola devra observer une période de 21 jours avant tout déplacement, national ou international. Cette mesure vise à réduire les risques de propagation et à garantir une gestion rigoureuse des personnes potentiellement exposées. Le Gouvernement réaffirme son engagement indéfectible à protéger la population, à soutenir les équipes de première ligne et à conduire la riposte avec responsabilité, transparence et rigueur scientifique. Il promet de poursuivre la coopération sanitaire internationale pour protéger les Congolaises et Congolais ainsi que les communautés affectées sur l’ensemble du territoire. Jimmy MUKENDI T.
Débat autour de la Constitution au Sénégal : Pouvoir et opposition face à une réforme majeure

Les députés du pouvoir et de l’opposition se retrouvent en commission parlementaire pour examiner un projet de réforme de la Constitution. Le texte, qui sera soumis au vote lundi, ambitionne de renforcer la séparation des pouvoirs et de consolider l’État de droit. Les points clés de la réforme Le projet entend renforcer la séparation des pouvoirs et consolider les mécanismes de contrôle institutionnel. Pour ses promoteurs, il s’agit d’un pas décisif vers un État de droit plus robuste. Les opposants, eux, scruteront de près les implications pratiques de ces changements, notamment sur l’équilibre politique et la gouvernance. Jimmy MUKENDI T.
Bras de fer CENCO – Union Sacrée : Peter Kazadi répond Mgr Nshole

Bras de fer entre la CENCO et l’Union Sacrée sur l’avenir institutionnel de la RDC.Mgr Donatien Nshole, Secrétaire Général de la CENCO, dresse un constat sévère.« Le pays va très mal. Le pays est en danger », lance-t-il sans détour.Il accuse les autorités de « malhonnêteté intellectuelle » pour détourner les urgences.La CENCO pointe santé, sécurité dans l’Est, et unité nationale menacée. L’Union Sacrée de la Nation entre dans le bras de fer par une déclaration ferme.Elle condamne les propos qu’elle juge subversifs tenus par certains évêques catholiques.Tout en reconnaissant le droit au débat démocratique, elle rappelle que la RDC est un État laïc.L’Union Sacrée dénonce des accointances entre certains évêques, Joseph Kabila, Paul Kagame et le M23.Elle refuse qu’un groupe s’arroge le monopole de la vérité sur le destin commun. Don Peter Kazadi, député et ex-Ministre de l’Intérieur, répond directement à Mgr Nshole.« Aucun groupe d’hommes ne peut confisquer la souveraineté populaire », tranche-t-il.« Dans une démocratie, la parole ultime appartient au peuple, après Dieu », ajoute-t-il.« C’est donc au peuple congolais et à lui seul de décider librement de son destin institutionnel ».Cette décision doit se faire selon le mécanisme démocratique prévu par la loi. Mgr Nshole réplique et relance le bras de fer depuis la CENCO.Il accuse l’Union Sacrée d’être en connivence avec le Rwanda pour balkaniser le pays.« Est-ce qu’il n’y a pas un deal entre Kinshasa et Kigali ? » s’interroge l’archevêque.« Le référendum sans Nord et Sud-Kivu consacre la balkanisation », prévient-il.Exclure ces provinces, dit-il, revient à reconnaître qu’elles ne sont plus au Congo. Le bras de fer oppose donc deux méthodes et deux priorités.Côté CENCO : « D’abord sécuriser, soigner, unir. Ensuite réformer ».Côté Union Sacrée via Don Peter Kazadi : « Souveraineté populaire. Au peuple de décider ».Chaque camp revendique la défense de l’intérêt national et de l’unité de la RDC.Le duel CENCO vs Union Sacrée cristallise le débat moral contre débat démocratiqueLe conflit entre la CENCO et l’Union Sacrée de la Nation s’enracine dans cette opposition de visions. Du côté de l’Église, il n’est ni nécessaire ni urgent de changer la constitution dans le moment actuel. Du côté du pouvoir, il estime au contraire qu’il est indispensable de réformer une constitution jugée défaillante. Pour les jours à venir, beaucoup reste à voir dans cette démarche entre la CENCO, l’Union Sacrée de la Nation et le pouvoir. Samuel Dzama
Des leaders évangéliques appuient la révision constitutionnelle

Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, plusieurs leaders évangéliques, pères et représentants légaux du mouvement évangélique, ont exprimé leur soutien au projet de révision ou de changement de la Constitution du 18 février 2006. Ces responsables religieux fondent leur position sur trois piliers : l’opportunité, l’urgence et la nécessité. Ils qualifient la Loi fondamentale actuelle de « constitution des belligérants », estimant qu’elle fut rédigée sous téléguidance étrangère et qu’elle ne reflète plus les réalités nationales. Dans leur message, ils exhortent le Président Félix Tshisekedi à promulguer rapidement la loi référendaire adoptée par les deux chambres du Parlement, afin d’ouvrir la voie à une nouvelle architecture institutionnelle. Le document est signé par plusieurs figures du mouvement évangélique, dont Ejiba Yamapia Evariste, Jean Bosco Kindomba, Lhouva Ekaola Iseifoli, Godé Mpoy, Musiteki Florent et Albert Kankienza Muana Mboo. Leur prise de position marque une étape importante dans le débat national sur l’avenir de la Constitution. Jimmy MUKENDI T.
Face à face entre Daniel Bumba et la Force du Progrès

Dans la nuit de mercredi, à quelques heures du match opposant la RDC à la Colombie, le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a reçu les leaders de la Force du Progrès, une structure informelle affiliée à la Ligue des jeunes de l’UDPS/Tshisekedi. Surnommé par les Kinois le « Bulldozer », Daniel Bumba n’a pas mâché ses mots. Il a interpellé ses interlocuteurs sur le respect strict de l’autorité de l’État et la nécessité d’instaurer une discipline interne au sein de la Force du Progrès. Le Gouverneur a dénoncé les dérives arbitraires et les infiltrations qui fragilisent l’organisation, appelant à une gestion plus stable et coordonnée. Durant près d’une heure, le premier citoyen de Kinshasa a insisté sur l’importance de s’aligner derrière les idéaux de non‑violence portés par les pères fondateurs de l’UDPS/Tshisekedi. Pour lui, seule une organisation pacifique et responsable peut prétendre à un accompagnement institutionnel. Avant de clore son intervention, Daniel Bumba a annoncé une nouvelle rencontre avec les leaders de la Force du Progrès. Il leur a demandé de revenir avec des propositions concrètes susceptibles de permettre à leur mouvement de bénéficier d’un soutien de la ville. Ce face‑à‑face marque une étape importante dans la volonté du Gouverneur de ramener l’ordre et la cohésion au sein des structures de jeunesse, tout en réaffirmant son attachement aux valeurs démocratiques et citoyennes. Jimmy MUKENDI T.
L’Union Sacrée condamne les « propos subversifs » de la CENCO et réaffirme son soutien à Tshisekedi

Dans une déclaration faite ce mardi 23 Juin 2026, l’Union Sacrée de la Nation, la plateforme politique soutenant le Président Félix Tshisekedi, répond à la CENCO et l’accuse de tenir des propos subversifs. « L’Union Sacrée de la Nation a suivi avec indignation et condamne avec la dernière énergie la déclaration faite par quelques Evêques catholiques, en date du 20 juin 2026, au nom de la CENCO, concernant la question du changement de la Constitution. Tout en reconnaissant à chaque citoyen congolais le droit de participer au débat démocratique sur la réforme constitutionnelle, l’Union Sacrée de la Nation relève néanmoins que cette déclaration n’est rien d’autre qu’un acte de subversion dirigé contre les institutions légitimes et démocratiquement établies(…). En effet, il est regrettable de constater que ces Evêques utilisent dans leur diatribe plusieurs propos incitant manifestement au soulèvement populaire et au renversement de l’ordre constitutionnel. L’Union Sacrée de la Nation rappelle que la République Démocratique du Congo est un Etat laïc. A ce titre, quelques Evêques de la CENCO en accointance avec Monsieur Joseph Kabila et Paul Kagame et leurs supplétifs de M23 ne peuvent s’attribuer le monopole de la vérité ni de la raison sur la question vitale qui engage notre destin commun. », lit-on dans cette déclaration. « L’Union Sacrée de la Nation demande aux Evêques concernés de faire preuve de retenue afin de favoriser le référendum qui permettra au peuple souverain de se prononcer librement sur son avenir politique et de privilégier la paix. Quelques Evêques de la CENCO ne peuvent se substituer ni aux institutions de la République ni au Peuple congolais souverain, encore moins à l’ensemble des Chrétiens catholiques », a-t-elle déclaré. « Dans la même perspective, l’Union Sacrée de la Nation exhorte les institutions de la République à poursuivre inlassablement leurs missions constitutionnelles, notamment la consolidation de l’unité nationale, la sauvegarde de l’intégrité territoriale et le rétablissement de la paix sur toute l’étendue du territoire national. Par ailleurs, l’Union Sacrée de la Nation appelle le peuple congolais à la vigilance et à la mobilisation générale face à la manipulation afin de défendre jalousement sa souveraineté. En définitive, Nous membres de l’Union Sacrée de la Nation, en communion avec notre peuple, réaffirmons notre engagement pour le changement de la Constitution et réitérons notre soutien indéfectible et notre loyauté à son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat et Haute Autorité politique de l’Union Sacrée de la Nation », indique l’Union Sacrée. Samuel Dzama
Un premier cas de virus Ebola détecté en France chez un médecin de retour de République Démocratique du Congo Congo ( France 24 )

Les autorités sanitaires françaises ont annoncé, ce mercredi 24 juin 2026, la détection d’un premier cas d’Ebola sur le territoire français. Il s’agit d’un médecin revenant de RD Congo, actuellement touché par une épidémie. Le ministère de la Santé « confirme ce jour l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national », dit-il dans un communiqué, précisant que le patient a été isolé. Interrogé par l’AFP, le ministère indique que le cas a été identifié en métropole. La situation est suivie « de très près » par le Premier ministre français, selon son entourage. C’est la première fois qu’un cas d’Ebola est diagnostiqué en France. En 2014, lors d’une importante épidémie en Afrique de l’Ouest, deux patients avaient été accueillis sur le territoire français, mais après avoir été diagnostiqués à l’étranger. Quelques cas avaient, en revanche, été détectés à l’époque sur les sols américain ou britannique. Dans le cas présent, la RDC, d’où revenait le médecin diagnostiqué, est actuellement frappée par une importante épidémie de cette maladie qui se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière.Le cas français est le premier identifié hors du continent africain pour cette épidémie qui frappe aussi l’Ouganda, et met en jeu une souche rare du virus, dite Bundibugyo, contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. De nos confrères de France 24