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RDC 0-1 Colombie Les Léopards dos au mur avant l’Ouzbékistan

La RDC s’est inclinée 1-0 face à la Colombie mardi au Stade Akron. Un but de Daniel Muñoz à la 76e minute a suffi aux Cafeteros pour filer en 8e de finale. Pour les Léopards, l’heure n’est plus au regret : place au match de la dernière chance face à l’Ouzbékistan. Les Congolais ont subi 64% de possession et 20 tirs adverses. Mais derrière, la défense a tenu grâce à un Lionel Mpasi stratosphérique : 8 arrêts, note 8,3/10. Offensivement, la RDC a manqué de charge dans le dernier geste. Bakambu et Wissa ont eu des ballons, sans concrétiser. Le constat est dur mais clair : face à une nation du Top 15 mondial, il faut être parfait sur 90 minutes. Après 2 journées, le groupe K donne : Colombie 6 pts, Portugal 3 pts, RDC 1 pt, Ouzbékistan 1 pt. La Colombie est déjà qualifiée. La RDC n’est pas éliminée. Elle reste 3e et joue sa qualification le 27 juin contre l’Ouzbékistan à Atlanta. La mission est simple : gagner. Avec 4 points, les Léopards peuvent arracher la 2e place si le Portugal ne bat pas la Colombie. Même un match nul des Portugais pourrait suffire si la RDC l’emporte avec une meilleure différence de buts. Sébastien Desabre a 4 jours pour ajuster :Efficacité : 8 tirs, 1 cadré contre la Colombie, c’est trop peu. Il faudra charger dès l’entrée de surface, comme tu le disais.Transitions: Le but de Muñoz est venu sur une contre-attaque rapide. Contre l’Ouzbékistan, la RDC devra gérer les pertes de balle haut.Coups de pied arrêtés : C’est l’arme des Léopards. Mbemba, Masuaku et Bakambu doivent faire mal sur corners et coups francs. RDC vs Ouzbékistan, samedi 27 juin au Mercedes-Benz Stadium. Ce sera le match le plus important des Léopards depuis la CAN 2024. Battre l’Ouzbékistan = rester en vie pour les 8e. Perdre = élimination. Les joueurs l’ont dit après la Colombie : la tête est déjà à Atlanta. Mpasi, Mbemba, Wissa savent que tout se jouera sur l’intensité et l’efficacité. La RDC a prouvé qu’elle pouvait tenir face aux grands. Maintenant, il faut prouver qu’elle peut finir. La défaite 1-0 face à la Colombie fait mal, mais n’enterre pas la RDC. Les Léopards gardent leur destin en main. Prochain arrêt : Atlanta, contre l’Ouzbékistan. Une finale avant l’heure. Samuel Dzama

Mgr Donatien Nshole, SG de la CENCO : Le pays va très mal

La Conférence Épiscopale Nationale du Congo sort du silence. Face à l’Union Sacrée, Mgr Donatien Nshole, Secrétaire Général de la CENCO, dresse un constat sévère sur la situation du pays. « Le pays va très mal. Le pays est en danger ». D’entrée, Mgr Nshole ne mâche pas ses mots. Il accuse les autorités de « malhonnêteté intellectuelle » pour détourner le débat des vraies urgences. La position, dit-il, a été adoptée « à l’unanimité » par les évêques pour éviter tout soupçon de division interne. Trois risques sont pointés :Santé : Ebola reste une menace récurrente. Focaliser le débat ailleurs, c’est ignorer une priorité vitale.Sécurité : Les violences dans l’Est, les groupes armés et les millions de déplacés doivent être au centre de l’action du pouvoir.Unité nationale : L’Église s’inquiète d’un possible « deal entre Kinshasa et Kigali » et d’un « référendum dans le contexte actuel » qui pourrait « favoriser la balkanisation de la RDC ». La CENCO joue son rôle de contre-pouvoir moral, comme sous Mobutu, Kabila et Tshisekedi. Elle se pose en gardienne de l’intérêt général. Le terme « malhonnêteté intellectuelle » vise à dénoncer une stratégie de diversion. De son côté, l’Union Sacrée défend les réformes institutionnelles et la diplomatie régionale, y compris avec le Rwanda, présentées comme outils de paix. Le débat n’est pas sur les problèmes, mais sur l’ordre des priorités.CENCO : « D’abord sécuriser, soigner, unir. Ensuite réformer ».Union Sacrée : « Les réformes sont l’outil pour sécuriser et unir durablement ».En évoquant la « balkanisation », Mgr Nshole touche une corde sensible de l’opinion congolaise. Avec cette sortie, la CENCO remet les questions sociales et sécuritaires au centre du débat national. Elle met en garde contre toute précipitation constitutionnelle et appelle Kinshasa à plus de transparence sur les négociations régionales. Le bras de fer verbal entre l’Église et le pouvoir se poursuit, sur fond de crise persistante à l’Est. Samuel Dzama

Félix Tshisekedi félicite Abelardo de la Espriella, nouveau Président de la Colombie

Le Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, a adressé ce mardi ses vives et chaleureuses félicitations à son homologue colombien, M. Abelardo de la Espriella, élu à la suite du scrutin présidentiel du 21 juin 2026. Dans son message, le Chef de l’État congolais a exprimé ses vœux les plus sincères de succès et de réussite au nouveau Président de la Colombie. Il a également réaffirmé sa détermination à renforcer les relations de coopération entre la République Démocratique du Congo et la République de Colombie, dans divers secteurs d’intérêt commun. Le Président Tshisekedi a souhaité que l’accession de M. De la Espriella à la magistrature suprême contribue au progrès et au bien‑être du peuple colombien, tout en ouvrant une nouvelle ère de partenariat bilatéral entre Kinshasa et Bogotá. Jimmy MUKENDI T.

Claude Le Roy reçu par Denis Sassou‑N’Guesso

Le nouvel entraîneur des Diables Rouges Football, Claude Le Roy, a été reçu en audience ce mardi par le Président de la République, Son Excellence Denis Sassou‑N’Guesso, à sa résidence du Plateau. Fraîchement nommé à la tête de la sélection nationale, Claude Le Roy – figure emblématique du football africain – est venu présenter ses orientations et sa vision pour relancer les Diables Rouges. Cette audience marque le début d’une collaboration placée sous le signe de la confiance et de l’ambition. Le Chef de l’État a réitéré son engagement à accompagner l’équipe nationale dans ses préparatifs, en vue des prochaines échéances continentales. Sassou‑N’Guesso a insisté sur la nécessité de mobiliser toutes les forces vives du pays autour du football, vecteur d’unité et de rayonnement international. Avec l’arrivée de Claude Le Roy, surnommé le “sorcier blanc” pour son expérience et ses succès en Afrique, le Congo‑Brazzaville espère écrire une nouvelle page de son histoire sportive. La rencontre de ce 23 juin apparaît comme un signal fort : l’État place son soutien derrière l’équipe nationale pour viser haut. Jimmy MUKENDI T.

UDPS vs Kabila, le dossier de 2001 relancé

Le Secrétaire Général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a relancé le débat sur les circonstances de la mort de Laurent-Désiré Kabila. Dans une sortie médiatique, il a déclaré : « Ce n’est un secret pour personne : C’est Kabila qui a tué Laurent-Désiré Kabila », en référence à Joseph Kabila. Le 16 janvier 2001, le président Laurent-Désiré Kabila est abattu dans son bureau du Palais de Marbre. L’enquête congolaise de l’époque pointe un jeune aide de camp. Après sa mort, son fils Joseph Kabila, 29 ans, lui succède à la tête de l’État. Cette succession rapide a toujours alimenté les spéculations sur un « coup de palais ». Augustin Kabuya reprend cette thèse : accéder au pouvoir après un coup suppose d’y être mêlé. Pour l’UDPS, la question reste ouverte. Pour le camp Kabila, elle a été tranchée par la justice et le temps. 24 ans après, aucune juridiction internationale n’a rouvert le dossier. Les condamnations prononcées par la cour d’ordre militaire en 2003 ont visé des militaires et civils, pas l’ancien président. L’absence de procès public de Joseph Kabila laisse le champ libre aux interprétations politiques. La sortie de Kabuya intervient dans un contexte de forte polarisation entre l’Union Sacrée et les alliés de Joseph Kabila. Elle montre que la mémoire de Mzee L-D Kabila reste une arme politique majeure pour l’UDPS. Sur le plan judiciaire, Joseph Kabila n’a jamais été reconnu coupable. Sur le plan politique, l’accusation sert à questionner son parcours. C’est ce décalage entre verdicts et perceptions populaires que les déclarations comme celle de Kabuya entretiennent. Le dossier de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila demeure donc à la fois un fait d’histoire, un sujet judiciaire clos, et un argument politique toujours actif en RDC. Samuel Dzama

Mondial 2026 : La diaspora congolaise du Canada en route pour le Mexique

Dans une initiative inédite, le gouvernement congolais a affrété un avion spécialement destiné à la diaspora congolaise du Canada, afin de leur permettre de rejoindre le Mexique pour assister au match tant attendu entre la RDC et la Colombie dans le cadre de la Coupe du Monde 2026. Les supporters, rassemblés à l’aéroport de Montréal, s’apprêtent à embarquer pour ce voyage historique. L’ambiance est festive, marquée par des chants patriotiques et des drapeaux congolais flottant fièrement. Ce geste traduit la volonté des autorités de renforcer le lien entre la diaspora et la nation, en offrant aux Congolais de l’étranger l’opportunité de vivre pleinement l’aventure mondiale des Léopards. La rencontre contre la Colombie est perçue comme un moment clé pour l’équipe nationale, et la présence massive des supporters congolais au Mexique promet de galvaniser les joueurs. Au-delà du sport, cette opération illustre la solidarité nationale et la volonté de faire du football un vecteur d’unité et de rayonnement international. La diaspora congolaise, souvent éloignée des grands événements sportifs du pays, se voit ainsi offrir une place centrale dans cette aventure mondiale. Jimmy MUKENDI T.

Drame à Bandundu : Une candidate décède au premier jour de l’Examen d’État

La session ordinaire de l’Examen d’État 2025-2026 démarre dans la douleur à Bandundu. Une candidate finaliste a perdu la vie ce lundi, jour d’ouverture des épreuves. La victime se nomme Monic. Finaliste au Lycée Maria de Bandundu, elle s’est effondrée au premier jour des examens. Son décès plonge sa famille dans une immense tristesse. Les condisciples, eux aussi sous le choc, débutent leur session sous le signe du deuil. L’Exetat représente l’aboutissement de 6 années d’études secondaires pour des milliers d’élèves congolais. Chaque année, la session est un moment d’espoir et de pression. Cette année à Bandundu, l’espoir laisse place à la consternation. Toute la communauté éducative de la ville est touchée. La disparition de Monic rappelle la fragilité de la vie, même dans les moments censés ouvrir l’avenir. Lycée Maria, parents d’élèves et autorités scolaires se mobilisent pour soutenir les familles éprouvées. Le deuil s’invite dans les centres d’examen. Le sort des autres candidats de Bandundu reste marqué par cette perte. Toute la RDC partage la peine des familles et des finalistes du Kwilu en ce début d’Exetat. Samuel Dzama

Tshisekedi annonce sa descente en Ituri pour suivre l’évolution d’Ebola

Le Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé ce mardi son intention de se rendre dans les tout prochains jours en province de l’Ituri, afin de s’imprégner personnellement de l’évolution de l’épidémie d’Ebola. Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse conjoint avec son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, à la Cité de l’Union africaine. « Nous avons réaffirmé que les défis sanitaires auxquels l’Afrique est confrontée exigent une solidarité accrue entre les États, une coopération renforcée et une mobilisation permanente des mécanismes continentaux de prévention, d’alerte précoce et des réponses aux urgences sanitaires. La protection de la santé de nos populations demeure un impératif collectif ainsi qu’un pilier essentiel de la stabilité, de la résilience et du développement durable de notre continent. Je voudrais également profiter de cette occasion pour annoncer ma descente prochaine dans la province de l’Ituri pour en faire le suivi personnellement », a déclaré le Chef de l’État. La province de l’Ituri, dans le nord‑est du pays, est l’un des foyers de la flambée actuelle d’Ebola. La visite présidentielle vise à renforcer la confiance des populations, à soutenir les équipes médicales et à montrer l’engagement direct de l’État dans la lutte contre cette épidémie. Cette annonce s’inscrit dans un cadre plus large de coopération régionale. Les deux chefs d’État ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation continentale pour faire face aux urgences sanitaires, considérées comme des menaces transnationales pour la stabilité et le développement de l’Afrique. Jimmy MUKENDI T.

Kinshasa propose des “États généraux de la Refondation” à l’Angola

Alors que la communauté internationale insiste sur un dialogue inclusif pour résoudre la crise politique en République démocratique du Congo, les autorités congolaises ont soumis à l’Angola une proposition alternative : l’organisation des « États généraux de la Refondation de l’État pour le Salut de la Patrie », réunissant 500 participants, mais sans Joseph Kabila ni les groupes armés. Selon cette initiative, le Président Félix‑Antoine Tshisekedi serait le premier convocateur et le destinataire des conclusions de ces assises. L’objectif affiché est de bâtir un cadre national exclusivement piloté par Kinshasa, afin de redéfinir les bases institutionnelles et politiques du pays. D’après Jeune Afrique, l’Angola n’a pas accepté cette formule, estimant qu’elle ne répond pas à l’exigence d’un dialogue véritablement inclusif. L’absence des principaux opposants et des groupes armés est perçue comme une limite majeure à la crédibilité du processus. Cette divergence met en lumière les tensions entre la volonté congolaise de contrôler son propre agenda politique et les attentes régionales et internationales d’un processus ouvert à toutes les parties prenantes. Jimmy MUKENDI T.

UDPS chez Firmin Mvonde : mise au point sur la plainte déposée

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social/TSHISEKEDI (UDPS) a tenu à clarifier ce lundi la portée de la plainte introduite auprès du Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde. Contrairement aux rumeurs, ladite plainte ne vise pas l’UDPS/Tshisekedi ni ses structures officielles. Elle cible des individus non identifiés qui usurpent l’identité de membres du parti, notamment de la Force du Progrès, rattachée à la Ligue des jeunes, afin de commettre des actes répréhensibles sous une fausse bannière. Le parti se considère comme victime de ces agissements, puisque des actes qui ne lui sont pas imputables sont attribués à tort à ses structures, ternissant son image et sa crédibilité institutionnelle. L’UDPS rappelle qu’elle demeure un parti politique respectueux des lois et des valeurs démocratiques, prônant la non‑violence. Elle affirme ne jamais cautionner ni encourager des comportements contraires à l’ordre public. La plainte a été portée devant la Cour de cassation en raison de la dimension nationale des faits dénoncés, signalés non seulement à Kinshasa mais aussi dans d’autres provinces. Cette action vise à permettre à la justice d’identifier les véritables auteurs, d’établir les responsabilités et de mettre fin à toute instrumentalisation frauduleuse du nom et de l’image de l’UDPS/Tshisekedi.Le parti conclut : « Que notre justice fasse son travail. » Jimmy MUKENDI T.