30 ans après, le procès de l’ex-chef de gang accusé du meurtre de Tupac Shakur débute

Trente ans après le meurtre du rappeur américain Tupac Shakur, le procès de l’homme accusé d’avoir orchestré son assassinat a débuté aux États-Unis ce lundi 10 Août 2026. L’accusé s’appelle Duane « Keefe D » Davis. Il a 63 ans aujourd’hui. Il était le leader des South Side Compton Crips, un gang de Californie. Il a été arrêté en 2023. Devant le tribunal de Las Vegas, Duane Davis a plaidé non coupable. Il est poursuivi pour meurtre commis avec une arme mortelle dans l’intention de promouvoir, favoriser ou aider un groupe criminel. Des proches de Tupac Shakur étaient présents au tribunal pour le début de la sélection du jury. Cette sélection pourrait durer toute la semaine. Au total, 16 jurés participeront à ce procès qui doit durer un mois. Le cousin du rappeur, Kendrick Lesane, a déclaré : « Quiconque a été impliqué dans cette affaire, quiconque l’a orchestrée, quiconque y a participé de quelque manière que ce soit devrait être incarcéré ». Pour rappel, le 7 septembre 1996, Tupac Shakur est victime d’une fusillade à Las Vegas. Il meurt des suites de l’attaque quelques jours plus tard à l’âge de 25 ans. Pendant près de 30 ans, cette affaire est restée non élucidée et a profondément secoué le monde du hip hop. Le parquet n’accuse pas Duane Davis d’avoir tiré sur Tupac Shakur cette nuit-là. Le procès ne permettra probablement pas de déterminer l’identité du tireur.En revanche, les procureurs comptent démontrer que l’ex-chef de gang a pris les décisions qui ont conduit à la mort de Tupac Shakur et qu’il a fourni l’arme du crime. Samuel Dzama
L’Europe se prépare à vivre une rare éclipse solaire totale le 12 Août

L’Europe s’apprête à vivre un impressionnant phénomène astronomique : une éclipse solaire totale. Le mardi 12 Août dans la soirée, l’obscurité s’abattra pendant quelques minutes sur le continent, alors que le Soleil, la Terre et la Lune seront parfaitement alignés dans le ciel. Cette éclipse totale débutera en Russie, avant de traverser le Groenland, puis l’Islande, l’Espagne et la pointe nord-est du Portugal. En Espagne, l’éclipse totale devrait durer un peu moins de deux minutes, juste avant le coucher du soleil. L’Espagne continentale verra sa première éclipse solaire totale depuis plus d’un siècle. La dernière datait de 1912. Mais la bande de totalité, c’est-à-dire le trajet de l’ombre de la Lune, ne touchera pas l’ensemble du continent. D’autres pays européens profiteront d’une éclipse partielle. C’est notamment le cas de la France ou du Royaume-Uni, qui pourront voir plus de 90% de la surface solaire occultée. Selon l’astronome Jake Foster de l’Observatoire royal de Greenwich au Royaume-Uni : « Lorsque la Lune passe directement devant le Soleil pendant la phase de totalité, cela révèle l’atmosphère externe vaporeuse du Soleil, appelée couronne. C’est un phénomène qui reste assez mystérieux pour les astronomes, et nous pouvons donc l’étudier à ce moment-là ». Une éclipse solaire totale se produit environ tous les dix-huit mois sur Terre, selon le Centre national d’études spatiales français. Mais il faut parfois attendre jusqu’à 400 ans pour que le phénomène se répète à un même endroit. En août 2027, une nouvelle éclipse totale devrait cette fois traverser le sud de l’Espagne, ainsi que l’Afrique du Nord et la péninsule arabique. Les autorités rappellent que le port de lunettes spéciales pour éclipse est indispensable, même si une petite partie du soleil reste visible. Samuel Dzama
Félix Tshisekedi reçu par Denis Sassou Nguesso : une traversée symbolique du fleuve Congo pour réaffirmer la coopération bilatérale

Le président de la République démocratique du Congo, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, a franchi le fleuve Congo ce lundi 10 août à bord d’un yacht battant pavillon national. À son arrivée au beach de Brazzaville, il a été accueilli par le vice‑Premier ministre congolais Jean‑Jacques Bouya, avant de se rendre à la résidence présidentielle du Plateau. ■ Rencontre au sommet. Dans le salon d’honneur, puis au Palais présidentiel, le chef de l’État congolais a été reçu par son homologue de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso. Les deux dirigeants ont échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale, mais aussi sur plusieurs questions régionales d’intérêt commun. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté de préserver les relations historiques entre Kinshasa et Brazzaville, deux capitales jumelles séparées par le fleuve mais unies par une longue tradition de proximité politique et culturelle. ■ Un contexte politique tendu. La visite intervient à quelques jours de l’ultimatum fixé au 15 août par une partie de l’opposition congolaise, qui menace de reprendre les manifestations si elle n’obtient pas de clarifications sur le dialogue annoncé par les autorités. Cette tension avait déjà conduit à la suspension des marches prévues le 22 juillet dernier. Dans ce climat, la rencontre Tshisekedi‑Sassou apparaît comme un signal de stabilité et de continuité diplomatique. ■ Une traversée symbolique. Au‑delà des échanges officiels, le geste de traverser le fleuve Congo en yacht illustre la dimension symbolique de cette visite : un rappel que Kinshasa et Brazzaville, malgré leurs différences politiques, partagent un destin commun façonné par la géographie et l’histoire. Jimmy MUKENDI T.
Procès Rebo : « Héritier Wata, l’exception qui interroge la crédibilité judiciaire » – Plaidoirie de Maître Herman Meya

Au tribunal militaire de garnison de Kinshasa‑Ngaliema, l’avocat de la partie civile, Maître Herman Meya, a conclu sa plaidoirie dans le procès de la chanteuse Rebo Tchulo par une intervention marquée d’exemples historiques et de références à la jurisprudence congolaise. ■ Les artistes et la justice. Dans son argumentaire, l’avocat a rappelé que des figures emblématiques de la musique congolaise telles que Luambo Makiadi, Nyokalongo, Koffi Olomide ou encore Evoloko avaient connu la prison, soulignant que même Héritier Watanabe avait frôlé l’incarcération avant d’être « sauvé par des interventions qui tuent la justice ». « Lorsque l’infraction est commise par quiconque, les lois de notre pays ne sont pas en dessous des personnes physiques », a‑t‑il martelé. ■ Appel au président du tribunal. S’adressant directement au président de la composition, Maître Meya a insisté sur la nécessité de juger en toute indépendance : Il a ajouté que « la loi n’a pas d’âme », invitant la juridiction à se prononcer en conscience, tout en rappelant que des éléments vidéo versés au dossier « révèlent tout ». ■ Une affaire emblématique. Cette plaidoirie illustre les tensions récurrentes entre justice, célébrité et interférences politiques ou sociales dans les procès médiatisés en RDC. Le verdict attendu sera scruté de près, tant par les observateurs judiciaires que par l’opinion publique. Jimmy MUKENDI T.
Arrivée de Fayulu à Paris : l’ECiDé/France mobilisée

Le président Martin Fayulu a foulé ce mardi le sol parisien, accueilli par une communauté congolaise en effervescence et par les militants de son parti, l’ECiDé/France. L’événement, marqué par une organisation minutieuse, traduit la volonté de la diaspora de réserver à son leader politique un accueil chaleureux et à la hauteur de son engagement. ■ Coordination assurée par Patrick Mbamu. À la manœuvre, le Secrétaire Exécutif de l’ECiDé/France, Patrick Mbamu, orchestre la mobilisation avec rigueur. Sous son impulsion, les équipes locales se concertent et s’organisent pour garantir une présence forte, disciplinée et coordonnée autour du président Fayulu. Cette dynamique illustre l’attachement des militants à leur parti et leur détermination à faire de cette étape parisienne un moment de cohésion. ■ La diaspora comme force politique. Pour l’ECiDé/France, la visite de Martin Fayulu dépasse le simple protocole : elle constitue une opportunité de renforcer les liens entre militants, de consolider la cohésion et de réaffirmer l’engagement en faveur des idéaux démocratiques portés par le parti. « Accueillir le président Fayulu, c’est aussi montrer que la diaspora congolaise reste mobilisée, engagée et attentive à l’avenir de la République démocratique du Congo », résume l’esprit de cette mobilisation. ■ Un moment de fraternité et de rassemblement. Alors que le président Fayulu poursuit son séjour dans la capitale française, l’ECiDé/France reste pleinement mobilisée pour transformer cette étape en un moment fort de fraternité et de rassemblement. L’accueil parisien devient ainsi un symbole : celui d’une diaspora qui, malgré la distance, demeure vigilante et engagée dans le destin de son pays. Jimmy MUKENDI T.
Le tribunal militaire refuse la requête de Rebo Tchulo

Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa‑Ngaliema a rejeté, lundi, la demande formulée par la défense de la chanteuse Deborah Tshimpaka, alias Rebo Tchulo, qui sollicitait un retrait temporaire de l’audience afin de répondre aux besoins urgents de son enfant. Une décision qui relance le débat sur la conciliation entre justice et droits familiaux. La décision du tribunalLe président de la composition, capitaine Guy Kwesh, a tranché sans détour : « La prévenue Rebo comparaît en liberté par la volonté du juge qui l’a voulu ainsi. On n’a pas de preuve qu’elle a un enfant en détresse pour aller à son chevet. Nous n’allons pas accéder à cette demande. » Cette déclaration ferme a mis fin à la requête, confirmant la volonté du tribunal de maintenir le rythme de la procédure sans interruption. La défense plaide l’humanitéPeu avant ce refus, l’avocat de la chanteuse, Me Jean‑Marie Kabengela, avait plaidé pour un geste de compréhension : « Mon client a un enfant qui a besoin de sa maman. Nous sollicitons qu’elle se retire quelques instants afin de s’en occuper. » Un argument qui n’a pas convaincu la juridiction militaire, laquelle a privilégié la rigueur procédurale au détriment de la demande humanitaire. Cette affaire illustre les tensions entre la défense et le tribunal dans le cadre du procès de la chanteuse, poursuivie devant la justice militaire. Le refus de prendre en compte la situation familiale de la prévenue pourrait alimenter les critiques sur la rigidité des procédures et la place accordée aux droits humains dans les juridictions militaires. Jimmy MUKENDI T.
Fin d’alerte Ebola sur le fleuve : sept cas suspects testés négatifs à 65 km de la capitale

La République démocratique du Congo a connu ce week‑end une alerte sanitaire sur le fleuve Congo, à environ 65 km de Kinshasa, mégapole de plus de 12 millions d’habitants. Une embarcation en provenance de la province de la Mongala, dans le nord‑ouest du pays, avait été arraisonnée après la découverte de sept voyageurs présentant des symptômes suspects de la maladie à virus Ebola. ■ Des tests rassurants. Selon le ministre de la Santé, Roger Kamba, les analyses effectuées sur ces personnes se sont révélées négatives. « Pour nous rassurer qu’aucun cas d’Ebola n’était transporté, sept voyageurs présentant des symptômes suspects ont été soumis au test. Le résultat est négatif », a‑t‑il déclaré. Cette confirmation met fin à l’inquiétude qui planait sur la capitale, où les autorités redoutaient une importation du virus depuis les zones septentrionales du pays. ■ Renforcement de la surveillance. À la suite de cette alerte, un dispositif de surveillance renforcé a été mis en place le long du fleuve, notamment à 65 km de Kinshasa, afin de contrôler les embarcations en provenance d’autres provinces. L’objectif : prévenir toute éventuelle propagation de la maladie dans la capitale et garantir la sécurité sanitaire des populations riveraines. ■ Contexte épidémiologique. La RDC, qui a déjà connu plusieurs épidémies d’Ebola depuis 1976, maintient une vigilance constante. Les autorités sanitaires rappellent que la prévention, la détection rapide et la communication transparente restent les meilleurs remparts contre toute résurgence du virus. Jimmy MUKENDI T.
Ong/Asbl Fatshi Émergence Nationale « FEN » se restructure et plaide pour un dialogue d’intérêt national

L’ONG/ASBL FATSHI ÉMERGENCE NATIONALE « FEN » a organisé ce dimanche 09 Août 2026 à Kinshasa une grande réunion stratégique qui a réuni ses cadres venus de plusieurs provinces. Objectif principal : restructurer la structure, harmoniser les orientations et réaffirmer l’engagement de la FEN aux côtés du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ainsi que l’Union sacré de la nation plateforme dirigé par le secrétaire permanent le professeur André mbata. La rencontre s’est tenue sous la direction de l’autorité morale de la FEN, le Président Ezéchiel KABULONGO. Étaient également présents : Cette présence massive montre la volonté de la FEN de s’impliquer davantage dans la vie nationale et de renforcer sa base à travers le pays. Deux points essentiels ont été débattus : la restructuration interne et la position de la FEN sur le dialogue national prôné par le Chef de l’État. Prenant la parole, le Secrétaire Général Gustave LIASO a lu un mémorandum officiel de la FEN. Dans ce document, la structure réaffirme son attachement à un dialogue inclusif, transparent et patriotique. “Nous disons oui au dialogue, mais pas un dialogue de partage de postes. Un dialogue pour l’intérêt supérieur de la nation congolaise. Si l’opposition vient, qu’elle vienne pour le Congo et non pour des ministères”, a déclaré Gustave LIASO. La FEN a par ailleurs réitéré son soutien indéfectible au Président Felix Antoine tshisekedi tshilombo et à l’Union Sacrée de la Nation, qu’elle considère comme “le seul cadre crédible pour sauver la République”. La situation sécuritaire dans l’Est du pays a également occupé une place importante. La FEN condamne avec la dernière énergie les massacres des populations civiles et dénonce l’agression du Rwanda à travers le mouvement terroriste AFC / M23. “Nous exigeons que tous ces criminels répondent de leurs actes. Le sang des Congolais ne peut pas couler impunément. La FEN soutient toutes les initiatives du Chef de l’État pour ramener la paix”, a ajouté l’autorité morale Ezéchiel KABULONGO. À l’issue de cette réunion, la FEN sort renforcée et déterminée à jouer son rôle de structure de soutien et de proposition au sein de l’Union Sacrée.Pour ses dirigeants, le bien-être du Congo et des Congolais doit passer avant les intérêts partisans. Samuel Dzama
Du virtuel au réel : la jeunesse congolaise mobilisée pour le GENOCOST

Ce dimanche après‑midi, l’Académie des Beaux‑Arts de Kinshasa a vibré au rythme d’une rencontre singulière : celle de jeunes talents, créatifs et engagés, réunis autour de la campagne pour la reconnaissance du GENOCOST, ces génocides perpétrés sur le sol congolais. À l’invitation de Jonathan Batulukisi, relayée sur les réseaux sociaux, la mobilisation s’est matérialisée dans un cadre artistique et fraternel. ■ Quand le numérique devient moteur d’action. Le cap des 200 000 signatures n’est pas encore franchi, mais la dynamique est palpable : les partages se multiplient, les signatures progressent, et surtout, le virtuel s’incarne dans le réel. Cette rencontre illustre la puissance des réseaux sociaux lorsqu’ils sont utilisés comme leviers de sensibilisation et de mobilisation. Loin de se limiter au divertissement, ils deviennent des espaces de transmission, de création d’opportunités et d’éveil des consciences. ■ Des parcours inspirants. Les trajectoires de Élie Lomboto et de Dieumerci Batomene, accompagnés par la Fondation, incarnent cette jeunesse dite « ya Bonne Qualité ». Être une jeunesse responsable, c’est dépasser la logique des abonnés et des vues pour se rappeler que derrière chaque écran se cache une personne, et derrière chaque publication, une responsabilité. ■ Une éthique numérique à promouvoir. Le message est clair : critiquer sans insulter, débattre sans détruire, vérifier avant de partager. Autant de principes qui doivent guider une jeunesse consciente de son rôle dans la construction d’un espace numérique sain et porteur d’avenir. ■ Remerciements et perspectives. Les organisateurs de Du Virtuel au Réel – VAR, les jeunes présents et l’incontournable Jo Tshis, affectueusement qualifié de « fils d’adoption forcée », ont contribué à faire de cette journée un moment de fraternité et de prise de conscience collective. Jimmy MUKENDI T.
Du RAM aux Taxes Numériques : une fiscalité qui étouffe l’écosystème numérique déjà embryonnaire

La République démocratique du Congo s’enfonce dans une stratégie fiscale rétrograde qui menace son avenir technologique. Les nouvelles taxes appliquées aux services numériques ne constituent pas un mécanisme de régulation, mais un frein systémique à l’innovation. Elles alourdissent le coût d’accès aux plateformes digitales, découragent les startups et fragilisent l’écosystème numérique déjà embryonnaire. ■ Le précédent du RAM : une escroquerie institutionnalisée. Le scandale du Registre des Appareils Mobiles (RAM), instauré en 2021 par le même ministre, reste un traumatisme collectif. Présenté comme un outil de cybersécurité et de traçabilité des terminaux, il s’est révélé être une opération d’extorsion massive, siphonnant les crédits téléphoniques de millions d’utilisateurs.Ce fiasco a démontré comment une politique publique mal conçue peut se transformer en malware institutionnel, sapant la confiance des citoyens et paralysant la dynamique numérique. ■ Un recul technologique alarmant. La répétition de ce schéma avec les taxes numériques confirme une tendance inquiétante : la RDC ne suit pas la transformation digitale mondiale, elle la sabote. Alors que les nations investissent dans l’intelligence artificielle, le cloud computing, la blockchain et l’Internet des objets (IoT), le pays choisit de taxer l’accès aux infrastructures numériques.Résultat : les jeunes développeurs, les fintechs et les incubateurs technologiques sont poussés vers l’exil ou l’abandon de leurs projets. L’État érige des firewalls fiscaux qui bloquent l’émergence d’une économie numérique compétitive. ■ Pour une fiscalité au service de l’innovation. La RDC doit impérativement réorienter sa politique fiscale vers un modèle pro‑innovation. Cela implique : Persister dans une logique de taxation abusive, c’est condamner la RDC à rester en marge de la quatrième révolution industrielle. Jimmy MUKENDI T.