Jules Alingete interdit de quitter le territoire national

Une décision judiciaire émanant du Parquet général près la Cour de cassation interdit désormais à Jules Alingete Key, ancien inspecteur général et chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF), de quitter le territoire national. Selon le document signé par le Procureur général Firmin Mvonde Mambu, cette interdiction s’inscrit dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte contre plusieurs personnalités, dont Mustafa Rawji, Mazhar Rawji, Uzair Rawji, Zain Rawji, Kiala Ndombele, Nanu Mukawa (alias Nanu Alingete) et Jok Oga Ukelo.Ils sont poursuivis pour des infractions de corruption, de faux en écritures et de blanchiment de capitaux, conformément aux articles 147 bis, 148 et 124 du Code pénal ainsi qu’à la loi n°22/068 du 27 décembre 2022 sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Le Parquet précise que cette mesure vise à garantir la disponibilité des prévenus pour les besoins de l’instruction et à empêcher toute tentative de fuite. Les concernés ne peuvent quitter Kinshasa jusqu’à nouvel ordre, et ceux se trouvant à l’extérieur de la capitale sont interdits de quitter le territoire national. Cette décision, transmise à la Direction générale de migration (DGM), marque une étape importante dans la lutte contre la corruption et le blanchiment en République démocratique du Congo. Elle témoigne de la volonté du pouvoir judiciaire de renforcer la transparence et la responsabilité dans la gestion publique. Jimmy MUKENDI T.
CPI : Le Burkina Faso, le Mali et le Niger lancent officiellement la procédure de retrait

La Cour pénale internationale a confirmé avoir reçu les notifications officielles de retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel AES entament désormais un processus d’un an avant de quitter définitivement la CPI. Les trois Etats sahéliens avaient déjà annoncé en septembre 2025 leur intention de se retirer de la CPI, qu’ils qualifient d’« outil de répression néocolonial ». Dans un communiqué publié mercredi, la présidence de l’organe directeur de la CPI confirme que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont remis leurs lettres de retrait et activé le délai d’un an prévu par le Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour. Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, le retrait ne prend effet qu’un an après la réception de la notification par le Secrétaire général des Nations unies. Pendant cette période, les trois pays restent membres à part entière de la CPI et sont tenus de coopérer avec elle. La CPI reste compétente pour juger les crimes présumés commis sur le territoire de ces Etats ou par leurs ressortissants avant l’entrée en vigueur effective du retrait. La Cour pénale internationale est le seul tribunal permanent chargé de juger les crimes les plus graves au niveau mondial : génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crime d’agression, lorsque les juridictions nationales ne peuvent ou ne veulent pas agir. Dans son communiqué, la Cour a appelé les trois pays africains à poursuivre le dialogue au sein de l’Assemblée des Etats parties afin d’exprimer leurs préoccupations concernant le Statut de Rome. Avec ce retrait, l’AES rejoint le Burundi et les Philippines parmi les rares pays à avoir quitté la CPI depuis sa création en 2002. Samuel Dzama
RDC : Un essai thérapeutique démarre face à Ebola « Bundibugyo »

Kinshasa, vendredi 3 juillet 2026 L’OMS a annoncé le lancement d’un essai clinique en RDC pour tester deux pistes de traitement contre la souche « Bundibugyo » d’Ebola. Aucun vaccin ou médicament n’est encore homologué contre cette variante rare. « L’essai clinique a démarré ce matin avec l’inclusion du premier patient », a indiqué Tedros Adhanom Ghebreyesus, DG de l’OMS. Pilotée par l’Institut national de recherche biomédicale de la RDC, l’étude réunit l’OMS et plusieurs partenaires. Elle se fait « en lien direct avec les communautés concernées ». L’essai compare : Débuté dans un centre de santé de l’Ituri, le protocole va s’étendre à d’autres sites de la province. Les participants sont tirés au sort dans 4 bras d’étude : Remdesivir seul, MBP134 seul, les deux combinés, ou aucun des deux. « Tous les patients auront des soins de soutien et un suivi rapproché. Si l’innocuité et l’efficacité sont prouvées, l’accès aux deux produits sera garanti », a précisé Tedros. La souche Bundibugyo circule dans le nord-est. Bilan OMS à ce jour : 1 406 cas confirmés, 438 décès confirmés et 208 guérisons. Samuel Dzama
Ebola en RDC : 46 millions USD décaissés par la Banque mondiale pour 35 zones de santé

Kinshasa, 2 juillet 2026 La riposte contre la maladie à virus Ebola demeure une priorité centrale pour la Banque mondiale en République démocratique du Congo. C’est ce qu’a indiqué Albert Zeufack, directeur des opérations de l’institution dans le pays, lors d’un point de presse organisé jeudi à Kinshasa. Il a annoncé le décaissement d’une enveloppe d’urgence de 46 millions de dollars américains. Ce financement est destiné à appuyer les activités sanitaires dans les 35 zones de santé touchées par la 17ᵉ épidémie d’Ebola. Selon Albert Zeufack, ce soutien s’intègre dans un mécanisme global mis en place par la Banque mondiale. L’approche consiste à dédier systématiquement environ 1% de l’ensemble du portefeuille de l’institution en RDC aux actions d’urgence définies par le gouvernement congolais. Le Dr Traore Adama, expert santé à la Banque mondiale en RDC, a détaillé le déploiement massif de matériel médical et logistique déjà amorcé sur le terrain. L’un des défis majeurs reste la décentralisation des capacités de diagnostic face à la souche Bundibugyo. « Nous avons déployé des équipements de laboratoire et des réactifs en appui au Laboratoire provincial de santé publique de Pognon. , Nous avons livré 10 plateformes Radi-One et 40 000 tests Radi-One pour le diagnostic spécifique de la souche. Dans les prochains jours, une livraison supplémentaire de 94 plateformes Radi-One et de 30 000 tests additionnels est attendue », a précisé le Dr Traore Adama. Pour garantir l’autonomie du laboratoire, des batteries pour renforcer les kits photovoltaïques ,ont été fournies. La Banque mondiale soutient aussi la biologistique et sécurise le transport des échantillons médicaux. La riposte s’articule autour de 3 axes majeurs : Avec ces 46 millions USD, la Banque mondiale confirme son engagement à long terme aux côtés de la RDC face à Ebola. Entre renforcement des laboratoires, appui logistique et soutien nutritionnel, l’objectif reste clair : casser la chaîne de transmission de la souche Bundibugyo et protéger les populations des 35 zones de santé touchées, tout en consolidant le système de santé pour les prochaines urgences. Samuel Dzama
Kinshasa : Tshisekedi et Ramaphosa unis face à Ebola

Le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accueilli ce jeudi son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa à la Cité de l’Union africaine pour une visite de travail marquée par un appel vibrant à une riposte africaine coordonnée et solidaire contre l’épidémie d’Ebola. Le Président Tshisekedi a souligné que, pour un pays comme la RDC, « la coopération sanitaire transfrontalière n’est pas une option ; c’est une nécessité stratégique ». Il a insisté sur les défis liés aux zones affectées par les conflits armés, où l’insécurité fragilise la prévention, l’accès aux soins et la réponse rapide aux urgences de santé publique. De son côté, le Président Ramaphosa a plaidé pour un cessez-le-feu humanitaire dans l’Est de la RDC, rappelant que l’insécurité y entrave l’accès aux soins et la prévention. Il a martelé que la fermeture des frontières n’est pas la solution, privilégiant la solidarité et la coopération régionale. Les deux dirigeants ont visité l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), fleuron de la recherche biomédicale en Afrique. Ils y ont suivi des explications détaillées sur les dispositifs d’alerte et de détection épidémiologique, confirmant le rôle de l’INRB comme centre de référence aux standards internationaux. Au terme de cette visite, le Président Tshisekedi a salué l’engagement constant de l’Afrique du Sud, qu’il considère comme un partenaire majeur de la RDC sur les plans politique, diplomatique, sécuritaire, économique, sanitaire et régional. Jimmy MUKENDI T.
Urgent – Kwilu : Me Jeanpy Ngalula Kamunga réhabilité par le barreau

Le barreau du Kwilu vient d’annoncer la réhabilitation officielle de l’avocat renommé Me Jeanpy Ngalula Kamunga, alias « petit frère ya Mboyo ». Désormais, il peut exercer sa profession en toute liberté, après plusieurs mois de suspension. Suspendu en avril dernier à la suite de ses célèbres adages de ya Mboyo, Me Ngalula retrouve aujourd’hui ses droits et son statut d’avocat. Cette décision marque un tournant pour celui qui reste une figure emblématique du barreau local. La réhabilitation de Me Ngalula est perçue comme un signal fort en faveur de la liberté d’expression et du respect des règles déontologiques. Elle ouvre la voie à un nouveau chapitre dans sa carrière, attendu avec intérêt par ses confrères et le public. Jimmy MUKENDI T.
Abbé Blaise Kanda : « L’Église doit toujours être dans l’opposition »

Le Curé de la paroisse universitaire Mère de l’Espérance au diocèse de Mbuji-Mayi, l’Abbé Blaise KANDA remet au centre du débat le rôle de l’Église face au pouvoir politique. Pour lui, la mission de l’Église est claire : ne jamais être au pouvoir, mais toujours veiller au bien du peuple. Selon l’Abbé KANDA, l’Église ne peut pas être au pouvoir. Son rôle est d’interpeller. « Faites mieux. Vous avez fait bien, Ok, faites mieux. Ici vous ne faites rien, c’est ça le rôle de l’Église », déclare-t-il.Pour le prêtre, l’Église doit rester du côté des faibles et des petits. C’est une position qui, dit-il, ne doit pas changer selon les régimes. « Demain ou après-demain, Félix Tshisekedi ne sera plus au pouvoir, c’est quelqu’un d’autre. Pensons à l’avenir », prévient-il. L’Abbé KANDA utilise une image forte : l’Église comme le coq qui rappelle. « Cocorico, souvenez-vous de vos promesses électorales. Cocorico, vous avez dit : vous mangerez et vous rassasierez. Nous ne nous sommes pas encore rassasiés ».Il insiste : il faut secouer le pouvoir. « S’ils ne sont pas secoués, ils ne feront rien. Il faut les secouer », martèle le curé de la paroisse universitaire. C’est, selon lui, le rôle prophétique par excellence. Pour l’Abbé, le pouvoir politique est en lui-même corrupteur. « Quelqu’un peut être animé de bonne foi, mais quand il est là, le pouvoir peut le corrompre ».D’où la nécessité d’un contre-pouvoir moral. L’Église doit poser des questions aux gouvernants et rappeler les engagements pris devant le peuple. Sans cette pression, dit-il, rien ne bouge. Les propos de l’Abbé Blaise KANDA résonnent comme un rappel : la mission de l’Église catholique en RDC n’est pas de gérer, mais d’éclairer, de dénoncer et d’encadrer.Être « du côté des petits », interpeller sans relâche et refuser toute compromission avec le pouvoir. C’est à ce prix, selon lui, que l’Église reste crédible pour demain. Samuel Dzama
ONU : L’AFC/M23 envisagerait d’officialiser Joseph Kabila

Le mouvement rebelle AFC/M23, qui occupe une partie de l’est de la République démocratique du Congo, s’apprêterait à changer de visage. Selon un rapport du Groupe d’experts des Nations unies rendu public le 1er juillet, un remaniement interne est en préparation et inclurait une démarche visant à officialiser l’ancien président Joseph Kabila dans ses rangs. Ce projet d’officialisation, s’il venait à se confirmer, marquerait une étape majeure dans la recomposition de l’AFC/M23. Les experts de l’ONU estiment que cette initiative pourrait être interprétée comme une tentative de donner une caution politique au mouvement rebelle, au‑delà de sa dimension militaire. L’intégration formelle de Joseph Kabila, ancien chef de l’État congolais, dans la structure de l’AFC/M23 aurait des répercussions considérables sur la scène politique nationale et régionale. Elle pourrait accentuer les tensions avec Kinshasa et compliquer davantage les efforts de médiation internationale. Le rapport du Groupe d’experts appelle à une surveillance renforcée de cette évolution, soulignant que l’officialisation d’une telle figure au sein d’un mouvement armé poserait un défi inédit pour la stabilité de la RDC et de la région des Grands Lacs. Jimmy MUKENDI T.
Muanda : Tentative vaine de l’ICCN pour garder vivante une baleine

Une baleine de grande taille a été retrouvée échouée sur le littoral de Muanda, dans la province du Kongo Central. Malgré la mobilisation rapide des éco‑gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), l’animal n’a pas survécu. Sous la coordination du colonel Dédie, les agents de l’ICCN ont tenté de remettre le cétacé à l’eau. Engins lourds et gestes techniques ont été déployés, mais le poids considérable de l’animal a rendu l’opération particulièrement difficile. La baleine a finalement succombé, laissant place à une gestion délicate de sa carcasse. À la suite du décès, des experts de l’Office congolais de contrôle (OCC) ont été dépêchés sur le littoral. Leur mission : réaliser une évaluation technique de la carcasse, étape obligatoire avant toute décision sur le traitement des restes. Sur base de ce rapport, l’ICCN prévoit une inhumation dans le respect des normes sanitaires et environnementales, afin de prévenir tout risque pour la population et l’écosystème côtier. Sur place, certains habitants expriment leur souhait de récupérer la nourriture de l’animal ou d’exploiter certaines parties prisées sur le marché, telles que l’huile et l’estomac. « On veut jeter la nourriture hoo », témoigne un riverain, tandis qu’un autre réagit : « Chez nous, on préfère l’enterrer… Hé ! ». L’ICCN rappelle que la baleine est une espèce protégée. Sa gestion relève exclusivement de l’État et de ses services techniques. Toute récupération ou commercialisation non autorisée expose à des sanctions. Pour l’heure, l’inhumation reste la seule option retenue par les autorités compétentes. Jimmy MUKENDI T.
Cyril Ramaphosa à Kinshasa

Dans le cadre de son mandat de Champion de l’Union africaine (UA) pour la préparation, la prévention et la riposte aux pandémies, le Président de la République d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, est arrivé ce jeudi à Kinshasa pour une visite de travail de quelques heures. À son arrivée à l’aéroport international de Ndjili, le Président sud‑africain a été accueilli par la Première Ministre Judith Suminwa. Il s’est ensuite rendu à la Cité de l’Union africaine pour un tête‑à‑tête avec son homologue congolais, le Président Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo.Les deux dirigeants visiteront l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) afin de s’enquérir de l’évolution de la riposte contre les pandémies, notamment Ebola, et d’évaluer les capacités nationales de recherche et de surveillance épidémiologique. La rencontre se clôturera par un point de presse conjoint. À ce jour, les engagements financiers en faveur de la riposte contre Ebola dépassent 910 millions de dollars américains, dont 13,5 millions de dollars apportés par l’Afrique du Sud. Cette contribution illustre la mobilisation des partenaires internationaux aux côtés de la RDC, dans une lutte qui demeure une priorité continentale. Jimmy MUKENDI T.